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Ceci
n'était pas permis au temps de Salazar!

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Et cela non plus!

Joao Palmela "www.olhares.com"
C'était parfois possible de s'assoir sur les matins paisibles!
RDC

Joao Palmela "www.olhares.com"
Et d'écouter le silence d'Alentejo au coucher du soleil!
rdc
Déjà Trente Cinq Ans de Démocratie
au Portugal !
Cette année 2009, dans
un peu plus d’un mois les portugais du Portugal et du monde, fêteront les 35 ans de la démocratie portugaise !
Certains avec conviction, d’autres pour « faire semblant » ; quelques uns ne fêteront pas et, nous savons par avance, lesquels…
Beaucoup attendent encore la démocratie car, -selon eux- leur objectif de démocratie n’est pas encore
atteint !
D’autres, regrettent le « temps d’avant », celui de Salazar où la loi régnait selon eux…
Ils le prient même, prétextant qu’à cette époque là il n’y avait pas de désordre !
Pour une
poignée, la démocratie c’est la loi du « tout
faire » et
ils n’hésitent pas à le faire, par
n’importe quels moyens et dans n’importe quel objectif !
Petit
Récapitulatif :
Dés le début du siècle passé -1910- la République Portugaise fut déclarée, avec élaboration d’un projet de Constitution en 1911. Il ne reste pas
moins que des difficultés son rapidement apparues, (agressions constantes par des monarchiques, difficultés économiques, la situation européenne d’inquiétude avec la première guerre mondiale
….).
Alors, le
Portugal se tourne vers un gouvernement corporatif dont le seul candidat fut Carmona. Celui-ci
appelle Salazar comme Ministre
des Finances celui-ci devenant par la suite le Chef du même Gouvernement. C’est ce que l’on a appela o Estado Novo
c’est à dire, « le Nouvel Etat ».
Carmona élu a
proclamé un Etat Républicain Unitaire et
Corporatif qui s’appuyait
sur un conservatisme outrancier et des méthodes fascistes. Pour preuve, la censure des moyens de communication, l’interdiction de réunions publiques, ainsi que la recréation d’une police
politique proche de l’Etat, -copie conforme de Mussolini et
d’Hitler.
Si durant la deuxième guerre mondiale le gouvernement soit disant adopta une attitude de « neutralité collaboratrice », cela veut tout dire…au même temps il perfectionnait les moyens et
les méthodes de la P.I.D.E., police politique, en vue d’anéantir tous ceux qui ne voulaient pas de la politique de l’état portugais.
Avec un faux
semblant d’ouverture des nouvelles élections qui ont eu lieu (en 1949) Carmona est à nouveau
porté au pouvoir par le peuple?!
Le Portugal devient alors membre de l’ONU en 1950.
Au même temps le mépris des populations grandissait, s’ajoutant les difficultés économiques du pays du fait de la deuxième guerre mondiale et de la situation interne des colonies portugaises
(Angola, Mozambique, Cap Vert, Guinée, Timor…ainsi que Macao).
En 1958 le
gouvernement Portugais arrive à porter à sa tête l’Amiral Américo Tomás, alors qu’une
grande partie de la population avait une préférence pour le Général Humberto Delgado. Dès lors, les élections futures ont été le fruit d’un
changement de la Constitution Portugaise (fin du suffrage universel et mise en place d’un collège électoral choisi par le
Gouvernement). Donc,
l’Amiral Américo Tomás n’avait plus de
problème pour continuer à Présider le Portugal avec Salazar, -comme garant de sa politique. D’ailleurs, Salazar assoiffé de pouvoir prend toutes les décisions- comme en 1961 lorsque
Goa, Damao et
Dio, demandèrent
l’indépendance. Salazar refusant c’est L’Union Indienne qu’envahi ces territoires ; de
même, en 1961 en Angola, les mouvements de libération déclarent la guerre au Portugal se suivant deux ans après du Mozambique, en Guinée Bissau et au Cap
Vert !
Cela veut dire que Salazar et son comité ont terrorisé les populations lusitaniennes (excepté le Brésil indépendant déjà),
sans jamais avoir été inquiété, vu qu’il est mort à l’hôpital, suite à sa chute d’une chaise.
Caetano lui a succédé mais, il n’a pas pu ou voulu sortir le Portugal de sa misère physique et morale; l’opposition
illégale commençait à bouger, tandis que Caetano reproduisait la même politique que son prédécesseur. Entre la guerre en Afrique
australe, le mécontentement étudiant et des ouvriers se faisait sentir bien au-delà des frontières.
C’est en Mars 1974 que
les forces de l’Armée Portugaise déjà organisées, déclenchaient une action militaire contre Marcelo Caetano qui eut comme conséquence, l’arrestation d’une partie des
militaires.
Puis, en Avril de la même année, on a eu la célèbre marche sur Lisboa, action militaire appuyée par les officiers supérieurs de l’Armée et appuyée par une majorité de la population
civile.
Sans évoquer
tous les détails de cette action, il faudra dire qu’elle a été réussie parce que les gens implosaient dans leur pays et on finit par exploser, de façon inopinée ! Si l’on revient à la pyramide de Maslow, presque aucun des
besoins humains n’étaient satisfaits, durant la gouvernance Salazariste !
Mais, c’est
avec la célèbre Révolution des Forces Armées dite aussi
« des Œillets », que le Portugal a senti un grand bol d’air de liberté. Malgré les divers Gouvernements provisoires, des réformes ont
commencé à se faire, une nouvelle constitution est née, et le peuple a pris conscience qu’il devrait être partie prenante de ce changement !
Parmi les
Présidents le Général Spinola désigné par la
Junte de Salut Nationale; les Présidents Palma Carlos,
Costa Gomes et
Vasco Gonçalves, période où fut
lancée la première partie du processus de décolonisation, de la nationalisation bancaire, des compagnies d’Assurance et les secteurs clé de
l’Industrie !
Cette période après la révolution a donné lieu à un regain d’envie participative à la vie politique, donnant naissance à des partis politiques très nombreux et divers allant de l’extrême droite à
l’extrême gauche. Cette diversité a engendré de grandes difficultés pour mener à bien des changements et les élections de 1975 ont permis d’assainir un peu la situation.
Dès lors la situation politique stabilisée à partir de 1976, les gouvernements portugais ont établi des relations d’échange économique au niveau international, changé l’image du Portugal à
l’étranger et développé les secteurs économique et touristique.
Formulant en 1977 son adhésion à la C.E.E., il est aujourd’hui un des partenaires de cette communauté au même titre que les autres pays.
Le Portugal est entré dans une autre ère. Il s’est développé au niveau politique, économique, social et culturel. Donc, il a changé et intégrant
l’Europe il est devenu un partenaire des autres pays européens…
Au long des vingt dernières années il a appris à communiquer avec ses ex-colonies et est un partenaire essentiel de celles –ci mais aussi un
interlocuteur vers celles-ci où les pays étrangers trouvent de l’appui.
- Beaucoup d’entreprises étrangères se sont installées au Portugal, dont la France en particulier.
- Des évènements internationaux se sont déplacés à Lisboa ou Porto.
- le Portugal a pu être accepté comme un pays sérieux, travailleur et communicatif.
- De pays
d’émigration il est devenu un pays d’immigration, accueillant des ressortissants des pays lusophones
mais
aussi d’autres pays
voir l’Europe de l’est.
Un des points négatifs de la démocratie au Portugal est d’avoir oublié que la démocratie se construit petit à petit, qu’elle est affaire de tous les
jours…
C’est aussi le fait d’avoir oublié ses ressortissants portugais, migrants de par le monde.
1) Déjà,
parce ce que depuis Salazar, l’argent des émigrés portugais a servi tout d’abord à aider au financement des guerres coloniales ; ensuite il a permis de venir en aide aux gouvernements pour
entretenir le pays !
N’oublions pas que les portugais résidant à l’étranger ont toujours eu l’habitude d’envoyer leur argent et d’investir au Portugal… (Dépôts bancaires, achats de terrains,
maisons…).
2) Ensuite, on considère l’émigré comme quelqu’un qui est à moitié portugais et moitié autre chose. On l’aime, on le jalouse, on le déteste !
3) Les enfants
issus de l’immigration ont bénéficié depuis l’année 1975 des Cours de langue et civilisation portugaise à
l’étranger, sous-tutelle du
Ministère de l’Education Nationale. Mais, quelques années après, s’apercevant que cela coûtait cher, le gouvernement a préféré passer la main à des écoles privées où la gratuité des cours
n’existe plus. Ayant été moi-même
enseignante de portugais de 1975 à 1981, je peux en parler de ce que j’ai vécu :
a)
Sous contrat avec le Ministère de l’Education Nationale portugais, je fus dès le départ agrée par le Rectorat et l’Académie de Lyon.
J’ai refusé dès le début d’être une personne marginalisée en France, donnant des cours à des élèves migrants marginalisés.
Ainsi, et parce que j’ai trouvé des directeurs d’école exceptionnels, j’ai réussi à intégrer mes cours au sein des Institutions Scolaires.
Mes cours initialement destinés aux enfants portugais –en maternelle-par exemple, je les ai ouverts à tous les enfants non pas avec un objectif de leur faire apprendre une langue mais, dans un
but de les sensibiliser à une autre culture !
b)
Dans le cadre de l’enseignement primaire, il m’a semblé important que le Portugal apporte aux enfants d’origine portugaise les moyens de s’enrichir avec la langue et la culture de leurs
parents.
Il m’a paru
important, que les différents gouvernements remercient les portugais à l’étranger, avec un service public et
gratuit comme tout
enfant au Portugal !
c)
En ce qui
concerne l’enseignement au collège et au lycée je croyais que les cours de Langue et de Culture Portugaises devraient être
accessibles à tous les enfants portugais ou non, (au même titre que l’espagnol ou l’italien !). Mais, ce n’était pas l’avis ni du gouvernement, ni des instances censées le représenter en France !
d)
Les enseignants de portugais d’alors étaient de trois sortes :
- Tout d’abord ceux contractés en
France par le biais
des Consulats Généraux qui ne bénéficiaient que du salaire local, avec parfois une déclaration à la Sécurité Sociale française (au minima) et pas de
retraite complémentaire ; à l’arrivée à l’âge de la retraite, ils se
trouvent privés des droits élémentaires de tout travailleur.
- Ensuite, les
enseignants venus du Portugal ayant les mêmes conditions que les premiers mais ayant gardé les droits concernant les salaires et la retraite au
Portugal.
- Ceux qui
revenaient des ex-colonies portugaises (qui avaient les mêmes droits que ceux détachés par le Portugal) mais qui en plus, (pour certains) sont venus exercer le pouvoir qu’ils avaient expérimenté dans les
colonies portugaises et obtenaient des faveurs
particulières du milieu administratif portugais à l'étranger!
-
Donc, dans ces conditions, la démocratie portugaise n’était pas encore mûre et, les gouvernants ont commis des grands erreurs, voir des fautes
graves !
- Ensuite les problèmes n’ont
jamais été réglés par les différents gouvernements et partis au pouvoir. Aujourd’hui les conséquences sont graves au moment de préparer les retraites en France, les enseignants se trouvent privés
du bénéfice de leurs années de Travail. Les Responsables devraient avoir
honte d’une telle situation !
Enfin, les
différents gouvernements d’après révolution ont pris la facilité en arrêtant avec l’enseignement gratuit pour les enfants et
les jeunes, tout en facilitant la création d’écoles privées pour développer la Langue de Camões !
Ceci est une honte authentique (sans préjuger de la qualité de ces écoles) car, cela veut dire que l’émigré
n’est pas un portugais à part entière, qu’il est un portugais de seconde zone !
En ce qui concerne les associations et la vie associative elle s’est beaucoup développée au Portugal et à l’étranger. Je ne fréquente pas personnellement des Associations dites lusophones.
Pourtant, si je fais une lecture rapide de ce que je connais de la région Lyonnaise, il me semble que certaines associations dont je connais le tissu humain, ont crée des statuts de Présidents
quasiment à vie. Et, cela n’est pas bon pour la démocratie !
Du point de vue
entreprise : s’il y a des grands entrepreneurs d’origine portugaise en France (voir le film de Carlos Pereira ! son équipe évoquant ce
thème); il ne reste pas moins que la plupart des entreprises sont de très petite taille. Même si des
jeunes entrepreneurs issus de l’immigration portugaise tentent de créer des clubs pour aider à l’échange entre la France et le Portugal, du côté portugais en France peu d’entre eux pourront
apporter quelque chose à cet échange.
Il faudra dire que le service public portugais est encore trop centralisé; que le Management public est encore trop hiérarchisé et, par conséquence,
rend difficile les démarches des entreprises françaises voulant travailler avec le Portugal.
Tout doit passer par les Chambres du Commerce Nationales § Internationales, avec des coûts parfois onéreux et longs.
Il apparaît depuis toujours ce que j'appellerai une certaine "camorra" qui contrôle le
tout, sans quoi individuellement ont des difficultés à s'en sortir!
Alors, trente et cinq années après la libération du Portugal par le peuple, que reste-t-il de la
démocratie ?
Puis'que trente cinq ans après les Institutions portugaises
n'ont même pas été capables de mettre sur la table les assassins du Général Humberto Delgado, assassinat gardé comme un secret d'Etat!
De même, les P.I.D.E., les "bufos" n'ont jamais été jugés...
Est-ce que la démocratie est à refaire?
Si l’on fait un pas en avant et deux en arrière, on n’arrivera jamais ; mais si on avance ensemble, avec un objectif commun un petit pas vaut mieux qu’un pas en avant et, deux en arrière !
Par : Rosario Duarte da Costa
17/03/2009
Copyright
Pour que l'on n'oublie pas!






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