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Antigone
J’ai toujours
rêvé d’être Antigone. J’en avais entendu parler
lorsque
j’étais jeune et, je ne me souviens même pas par qui !
C’est
peut-être lorsque j’ai voulu faire du théâtre au collège.
Ou bien par
mes copains, que je choisissais toujours plus
âgés que moi,
parce qu’ainsi, j’avais toujours de la bonne
conversation.
Ou bien, parce
que j’aimais les auteurs très anciens, comme
Sophocle avec
qui en ces temps là, Antigone était encore
vierge -comme
moi !
Mais, les
années passant, un de mes amis me conseilla
d’acheter un
livre français, dans la rue du Alecrim, à Lisboa.
Le libraire,
homme cordial a du faire une commande spéciale,
(car il
commandait des livres prohibés en cachette), me disant
de revenir
quelques jours après.
Ce que j’ai
fait. Et là, après avoir payé, il me donna le livre
enveloppé dans
un papier journal en me disant de partir
naturellement
et vite, avec mon livre.
Ne sachant
bien quoi faire, je m’éloignais en regardant les
vitrines –
comme si rien ne se passait-, je pris un café à la
Brasileira
(bar, dont je vous ai si souvent parlé, en particulier
avec le poète
F. Pessoa) puis, en déchirant le papier journal,
je me trouve
face à face avec Jean Anouilh.
Mon cœur
tapait fort, j’avais envie de m’assouvir rapidement
mais, il me
fallait trouver un endroit pour le lire.
C’est alors
que j’ai eu l’idée de m’acheter quelques revues
étrangères, de
celles qui peuvent y entrer de partout et,
j’ai couvert
le livre de J.A., avec des pages colorées, déjà à
cette
époque.
J’ai fait une
très longue promenade à pied jusqu’au Rossio,
puis j’ai
remonté l’avenue de la Liberté pour aboutir à la
rotonde qui
m’amena au Parque Edouard VII. Là, j’ai fait
mon tour
habituel et, j’ai trouvé un endroit justement calme
et pratique
vers la « Estufa Fria ».
D’abord, j’ai
commencé à réviser un peu et à faire semblant
de prendre des
notes. Car, il fallait que les gens sachent que
je travaillais
pour mes études. Cela éviterait que l’on vienne
me tenir
compagnie !
Reposée,
disponible, motivée, lentement, j’ai pénètre le livre
de J.A., et je
suis restée quasiment sans m’arrêter, prostrée
devant les
pages. De temps en temps, je restais coincée sur
un mot
français mais, ma force était grande et ma volonté aussi.
Au cours de ma
lecture, je me suis aperçue que Antigone
avait changé,
comme nous changeons tous au fil des siècles.
Et, cette
Antigone là, me plaisait encore mieux que les autres.
Antigone
s’affirmait dans sa solitude, prenait du respect pour
soi. Et là,
j’ai senti la communion entre elle et moi. En la
découvrant,
c’était moi qui me découvrais. Comme je lui
ressemblais,
d’une force!
Rosario Duarte
da Costa
Copyright
16/06/2011
URGENCE!
Traces de nos
mémoires !
(
Le Blog www.caligrafias-iberes.over-blog com, fait partie de ceux
qui
appuyent l’affaire de : Carlos Fragateiro, Margarida Santos et,
José
Manuel Castanheira) !
J’ai décidé par solidarité avec
Carlos Fragateiro ex Directeur du Théâtre
National Dona Maria II à Lisbonne, ainsi
que l’auteure de la pièce
«La fille Rebelle » Margarida Santos et, le scénographe José Manuel
Castanheira,
accusés par les neveux de l’ancien
Directeur de la PIDE
(Police Politique de Salazar), nommé
« Silva Pais », qui est décédé en 1981
à l’âge de 76 ans avant d’être
jugé pour les crimes qu’il aurait commis
ou fait commettre, tel l’assassinat du
Général Humberto Delgado,
de joindre ceci, à la fin de chacun de mes
articles jusqu’à la fin du procès.
Pour que justice se fasse dans les
Tribunaux Portugais, en faveur de
L’Histoire, du respect du peuple soumis
durant quarante ans au fascisme
et, en nom de la Liberté d’expression et de
la vérité !
Au Portugal, du fait des bouleversements
politiques, de la situation du pays
dépendant du FMI, mais aussi d’un je
m’enfoutisme général, les portugais
ne se sont pas beaucoup bougé. Ce soir, à travers la SIC,
le fils du grand écrivain Aquilino Ribeiro,
s’est montré solidaire
au nom de la liberté pour la création
artistique !
Par ailleurs, la fille du Général Humberto
Delgado vient de manifester
le 9/06/11, sa solidarité avec Carlos
Fragateiro et ses compagnons !
Rosario Duarte da Costa
Copyright
19/06/2011
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