Poésie

Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 10:07

Photo: Le chasseur abstrait "Editeur"

 

«On ne fabrique plus de Vierge à l’Enfant, de Piéta, il n’y a plus de Mères Douloureuses ».

Mathieu Bénezet

 

www.wikipedia.org

 

L'écrivain[modifier]

Son œuvre littéraire est protéiforme. Reconnu avant tout comme un des poètes les plus importants de sa génération, il est l'auteur aussi de nombreux essais, textes en prose (mêlant création et réflexions) et romans. Il interroge chaque discipline qu'il investit. Il développe aussi bien des formes élégiaques, lyriques, les poèmes brefs ou en longues laisses, le poème dramatique, etc. Jamais didactique (plutôt bouleversante parce que bouleversée), sa poésie est traversée par ses réflexions esthétiques ou philosophiques.

Marqué, jeune homme, par sa rencontre avec André Breton et Louis Aragon, son travail tente une synthèse entre leurs œuvres respectives. Profondément singulier, ce travail offrira dès ses premiers livres une voie nouvelle. Son influence sera considérable comme il jouera un rôle central dans les années 70 et 80 avec des poètes comme Jacques Dupin ou Anne-Marie Albiach. Son amour de la poésie commanda ses avancées dans ses domaines et ses soutiens multiples manifestés tant comme éditeur et essayiste qu'en tant qu'homme de radio.

L'éditeur et l'homme de radio[modifier]

Il a créé plusieurs revues, telles que Empreintes (1963-1965), Première Livraison (avec Philippe Lacoue-Labarthe) et Digraphe (avec Jean Ristat).

Il a été éditeur chez Flammarion, Seghers et Comp'Act.

D'autre part, il a dirigé plusieurs émissions sur France Culture, dont Entre-revues et, jusqu'en 2009, Reconnaissance à....

Bibliographie[modifier]

  • L'Histoire de la peinture en trois volumes, Gallimard, 1968, préfacé par Aragon
  • Biographies, Gallimard, 1970, réédition Al Dante, 2003
  • Dits et récits du mortel, Ménippée, Flammarion, 1976
  • L'Imitation de Mathieu Bénézet, mélodrame, Flammarion, 1978
  • La Fin de l'homme, roman inachevé, Flammarion, 1979
  • Ceci est mon corps, 1, mélange, Flammarion, 1979
  • Pantin, canal de l'Ourcq, roman, Flammarion, 1981
  • Choses parmi les choses, essai de voir, Ubacs, 1984
  • Le Travail d'amour, poésie, Flammarion, 1984
  • Ceci est mon corps, 2, miscellanées, Flammarion, 1986
  • Roman journalier, prose, Flammarion, 1987
  • Votre solitude, poésie, Éditions Seghers, 1988
  • L'Instant d'une quantité de parole, récit, Éd. Comp'Act, 1988
  • Les XXXX suivi de Trente-Neuf Quatrains, poésie, Éd. Comp'Act, 1990
  • Ubacs. Numéro 10. Mathieu Bénézet, Éditions Ubacs, Rennes, 1991
  • L'Océan jusqu'à toi, rime, Flammarion, 1994
  • Ode à la poésie, Éd. William Blake and Co, 1996
  • André Breton, rêveur définitif, essai de lire, Éd. du Rocher, 1996
  • Simples considérations. Considérations simple, avec Alain Coulange, Éd. du Rocher, 1997
  • Eh! L'homme qui fait des hommes..., essai de voir, Adélie, 1997
  • Détails Apostilles, Flammarion, 1998
  • Orphée, imprécation, Éd. Le Bel Aujourd'hui, 1998
  • 'L’instant d’une quantité de parole, récit, Éditions Comp’Act, 1998
  • Moi, Mathieu Bas-Vignons, fils de..., roman, Éd. Actes Sud, 1999
  • L'aphonie de Hegel, poésie, Obsidiane, 2000
  • L’homme au jouet d’enfant, Ubacs, 2000
  • Naufrage, naufrage, roman, Léo Scheer, 2002
  • Et nous n'apprîmes rien : poésie (1962-1979), Flammarion, 2002
  • Le roman de la langue, essai, suivi de Écrire encore, 1997, Horlieu, 2002
  • Images vraies, petit roman, le préau des Collines, 2003
  • Tancrède, roman, Léo Scheer, 2004
  • Ceci est mon corps, mélanges & miscellanées, Flammarion/Léo Scheer, 2005
  • Mais une galaxie, une anthologie, 1977-2000, Obsidiane & le Temps qu’il fait, 2005 (Prix Artaud)
  • La terrasse de Leopardi, Propos 2, 2007
  • Ne te confie qu'à moi, Flammarion, 2008
  • Jeunesse & Vieillesse & Jeunesse, Obsidiane, 2009
  • Après moi, le déluge, Léo Scheer, 2009
  • Pourquoi ce corps que je n'ai pas, Fissile, 2009
  • Il vient d'un enfant dans un autre livre, L'arachnoïde, 2010
  • H. O. ou Hamlet omelette, Léo Scheer, 2011

Rosario Duarte da Costa

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25/01/201

 

 

 

 

 

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Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 09:44

Prix Nobel de la Littérature 06/10/2011

 

  Hommage à Tomas HYPERLINK

 

 

Poète du silence...

Il s’exprime en poésie et en musique.

Il a perdu l’usage de la parole. Son œuvre : (15 recueils poétiques).

Comment peut-on devenir handicapé et, vibrer aussi bien avec la

musique des mots?!

Quelle force est en lui, capable de l’amener tout près de nos cœurs?!

Quelle volonté il porte en lui, pour nous montrer qu’être handicapé (quel que soit l’handicap), n’enlève pas à un être le droit d’être un homme !

Un de ses poèmes :

 

Le vent a pénétré dans la forêt de pins. Un murmure pesant et léger.

La Baltique murmure aussi au milieu de l’île, au fond de la forêt nous voici en haute mer.

La Vieille femme haïssait le murmure des arbres. Son visage se fermait de mélancolie, chaque fois que la tempête se levait : 

« Il nous faut penser à ceux qui sont là-bas, sur leurs bateaux. »

Mais elle entendait encore autre chose dans ce murmure, tout comme moi, nous sommes parents.

(Nous marchons côte à côte. Elle est morte depuis trente ans déjà.)

Le murmure dit oui et non, entente et mésentente.

Le murmure dit trois enfants bien portants, un au sanatorium et deux autres disparus.

Le grand courant d’air qui insuffle la vie à certaines flammes et qui en éteint d’autres.

Les circonstances.

Le murmure : Délivrez-moi, Seigneur, les eaux me pressent l’âme.

On marche longtemps et on écoute et on arrive au moment où les frontières s’ouvrent

ou plutôt

où tout devient frontière. Une place découverte plongée dans l’obscurité. Des gens sortent groupés des bâtiments faiblement éclairés tout autour. Une rumeur.

Tomas HYPERLINK

 

Traduction en Portugais

 

O vento penetrou a floresta de pinheiros. Um murmúrio pesante e ligeiro.

O Báltico também murmura no centro da ilha, no fundo da floresta eis-nos

aqui no alto mar.

A mulher velha detestava o murmúrio das árvores. A sua cara fechava-se

de melancolia, cada vez que se levantava a tempestade:

“ Temos que pensar naqueles que estão lá em baixo, sobre os seus barcos.”

Mas ela ouvia ainda outra coisa neste murmúrio, tal como eu, nós

somos parentes.

( Nós vamos lado a lado. Ela morreu há já trinta anos.)

O murmúrio diz sim e não, entendimento e desentendimento.

O murmúrio diz três crianças saudáveis, um no sanatório e dois

outros desaparecidos.

A grande corrente de ar que dá vida a certas chamas a que apaga as outras.

As circunstâncias.

O murmúrio: Delivrai-me, Senhor, as águas pressionam-me a alma.

Marcha-se longamente e escuta-se e chega-se ao momento onde as

fronteiras se abrem

ou melhor

onde tudo se torna fronteira. Uma praça descoberta mergulhando na obscuridade. As pessoas saiem agrupadas dos imóveis pouco iluminados à sua volta. Um rumor.

Tomas HYPERLINK

Traduit par: Rosario Duarte da Costa

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10/10/2011

 

http://www.elmundo.es/elmundo/2011/10/06/cultura/1317898894.html

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Jueves, 6 de octubre de 2011

1,1 millones de euros
El poeta y psicólogo sueco Tranströmer, Nobel de Literatura


ELMUNDO.es | Agencias

Ha compaginado durante toda su vida su trabajo de psicólogo en
centros penitenciarios y hospitales con la escritura de poemas.

Es el poeta vivo más importante de Suecia y su nombre aparece
todos los años en los medios como candidato al premio Nobel.
Este año, Tomas Tranströmer, escritor y psicólogo, ha sido
galardonado con el galardón de la Academia Sueca, dotado con 10
millones de coronas suecas (1,1 millones de euros), un año
después de que se lo llevara el hispano-peruano Mario Vargas
Llosa. [Lea sus poemas | Perfil]En las quinielas sonaron también
nombres como Bob Dylan a Murakami. Finalmente ha sido elegido
este psicólogo y poeta, cuya obra publica en España la editorial
Nórdica, del que destacan que "ha compaginado durante toda su
vida su trabajo de psicólogo en centros penitenciarios y
hospitales -ha trabajado en la rehabilitación de delincuentes
juveniles- con la escritura de poemas, intentando transmitir
cierto orden al mundo". "De los poetas desconocidos del siglo
XX, él es el más influyente", señala Diego Moreno, editor de
Nórdica.Sobre él ha dicho el New York Times: "Los poemas de
Tranströmer nos permiten acceder a lo más profundo de una
imaginación desbordante, admirable... Estos poemas nos muestran
a uno de los mejores escritores de las últimas cinco décadas".En
el prólogo de 'El cielo a medio hacer', Carlos Pardo señala:
"Hay poetas que nos hacen más inteligentes, más despiertos, que
nos vuelven sutiles o sentimentales o contradictorios.
Tranströmer nos coloca en el mundo, en eso que llamamos realidad
y que se diferencia del realismo en que la realidad carece de
sentido. Pero nos hace sentir fascinación por existir en
él".Tranströmer nació en 1931 y debutó en 1931 con su libro "17
dikter" ("17 poemas") y ha sido traducido a cerca de 50 idiomas,
entre ellos el español. En España también ha sido publicado en
Nórdica 'El cielo a medio hacer' y "Para vivos y muertos", en
Hiperion.Ha recibido galardones importantes como el Premio
Bonnier para la Poesía, el Premio Neustadt o el Premio Petrarch
de Alemania.

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(c) 2011, elmundo.es (http://www.elmundo.es/)

 

  

 

Tomas Tranströmer, prix Nobel de littérature 2011 - YouTube

www.youtube.com/watch?v=tBY2ZfmxKqANouveautéil y a 3 jours - 2 mn - Ajouté par lefigaro
Le dernier Nobel attribué à des Suédois remonte à 1974. Il avait ... Tomas Tranströmer, prix Nobel de littérature 2011 ... Link to ...

 

Le Nobel 2011 de Littérature attribué au Suédois Tomas ...

www.youtube.com/watch?v=mbj2nlJtVoUNouveautéil y a 3 jours - 1 mn - Ajouté par euronewsfr
... or Sign Up now! Alert icon. Published on Oct 6, 2011 by euronewsfr ... Tomas Tranströmer est le lauréat prix Nobel 2011 ...
 
Institut Suédois à Paris:

Le Prix Nobel de littérature 2011.

Le Prix Nobel de littérature 2011 a été attribué au poète suédois Tomas Tranströmer « car par des images denses, limpides, il nous donne un nouvel accès au réel ».

Pour en savoir plus : www.svenskaakademien.se

 

Oeuvres en français.

Baltiques : et autres poèmes, anthologie (1966-1989) / traduit du suédois par Jacques Outin ... – Pantin : Le Castor astral, 1989. – Traduction de: Östersjöar
Oeuvres complètes : poèmes, 1954-1996 / traduit du suédois et préface par Jacques Outin ; avertissement de Kjell Espmark ... ; postf. de Renaud Ego. – Bègles : Le Castor astral, 1996
Les souvenirs m'observent / traduit du suédois et postface par Jacques Outin. – Bègles : Le Castor astral, 2004. – Traduction de: Minnena ser mig
La grande énigme : 45 haïkus
/ adaptés du suédois par Jacques Outin ; préface de Petr Kral ; photogr. de Lucien Clergue. – Talence : Le Castor astral, 2004. – Traduction de: Den stora gåtan
Baltiques : oeuvres complètes 1954-2004
/ traduit du suédois et préfacé par Jacques Outin ; avertissement de Kjell Espmark ; postface de Renaud Ego. – Paris : Gallimard, 2004

 

Oeuvres en suédois.

Recueils de poésie
17 dikter
– Stockholm : Bonnier, 1954

Hemligheter på vägen – Stockholm : Bonnier, 1958
Den halvfärdiga himlen – Stockholm : Bonnier, 1962
Klanger och spår – Stockholm : Bonnier, 1966
Mörkerseende – Göteborg : Författarförlaget, 1970
Stigar / Tomas Tranströmer, Robert Bly, János Pilinszky ; övers. av Tomas Tranströmer tillsammans med Géza Thinsz. – Göteborg : Författarförlaget, 1973
Östersjöar – Stockholm : Bonnier, 1974
Sanningsbarriären – Stockholm : Bonnier, 1978
Det vilda torget – Stockholm : Bonnier, 1983
The Blue House = Det blå huset / translated from the Swedish by Göran Malmqvist. – Houston, TX. : Thunder City Press, 1987
För levande och döda – Stockholm : Bonnier, 1989
Sorgegondolen – Stockholm : Bonnier, 1996
Fängelse : nio haikudikter från Hällby ungdomsfängelse (1959) – Uppsala : Ed. Edda, 2001
Den stora gåtan – Stockholm : Bonnier, 2004
Tomas Tranströmers ungdomsdikter / utgivna och kommenterade av Jonas Ellerström – Lund : Ellerström, 2006. – 2., utök. uppl. 2011

Collections
Kvartett : 17 dikter ; Hemligheter på vägen ; Den halvfärdiga himlen ; Klanger och spår – Stockholm : Bonnier, 1967
Dikter 1954-1978 – Stockholm : Bonnier, 1979
Dikter – Stockholm : MånPocket, 1984
Samlade dikter : 1954-1996 – Stockholm : Bonnier, 2001. – Ny utg. 2002 och 2005
Dikter och prosa 1954-2004 – Stockholm : Bonnier, 2011

Divers
Minnena ser mig – Stockholm : Bonnier, 1993

Tolkningar / redaktör: Niklas Schiöler – Stockholm : Bonnier, 1999
Air mail : brev 1964-1990 / Tomas Tranströmer, Robert Bly ; en bok sammanställd av Torbjörn Schmidt ; översättning av Lars-Håkan Svensson – Stockholm : Bonnier, 2001

 

 

 

 

 

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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Mardi 4 octobre 2011 2 04 /10 /Oct /2011 10:48

Image:www.sinfoniadaspalabras.blogspot.com

 

L'auteur espagnol Celso Emilio Ferreira, est tout d'abord galicien. Ensuite espagnol!

J'aime sa poésie. Je n'ai pas tous se écrits mais, j'ai pu boire ses

poèmes. Des fleuves glissant vers la mer de la liberté.

J'aime les personnages qui s'engagent. Non pas pour eux, si pour

les autres. J'aime l'Espagne mais, j'ai une proximité particulière

avec  la Galicia...De langue d'abord, de moeurs ensuite...

Je pense souvent à Rosalia de Castro, elle aussi Galiciana. le

chant des mots et de la terre, sous un vent libertaire!

Rosario Duarte da Costa

Copyright

04/10/2011

 

 

Celso Emilio Ferreira (1912-1979)

                              " LIBREMENTE"

 

Nos queriamos libremente

Comer o pan de cada dia.Libremente

Mordelo, masticalo, dixerilo sin medo,

Libremente falando, cantando nas orelas

Dos rios que camiñan pra o mar libre.

Libremente, libremente,

Nos queriamos somente

Ser librement homes, ser estrelas,

Ser faiscas da grande fogueira do mundo,

Ser formigas, paxaros, miniños,

Nesta arca de Noé na que bogamos.

Nos queriamos libremente surrir,

Falarlle a Dios no vento que pasa

-No longo vento das chairas e dos bosques-

Sin temor, sin negruras, sin cadeas,

Sin pecado, libremente, libremente,

Coma o aire do mencer e das escumas.

Coma o vento.

Mas iste noso amor dificil rompeuse

-Vidro de soño fragil-

Nun  rochedo de berros

E agora non somos mais que sombras.

 

www.wikipedia.org

 

Obra/Oeuvre

 

Categoría principal: Obras de Celso Emilio Ferreiro

[editar] Poesía

  • Cartafol de poesía («Carpeta de poesía», 1935)
  • O sono sulagado («El sueño sumergido», 1954)
  • Longa noite de pedra («Larga noche de piedra», 1962). Esta es la obra más significativa y le dio nombre a toda una época de la historia contemporánea de Galicia.
  • Viaxe ao país dos ananos («Viaje al país de los enanos», 1968)
  • Cantigas de escarnio e maldicir,1968
  • Terra de ningures (1969)
  • Cemiterio privado («Cementerio privado», 1972)
  • Antipoemas (1973)
  • Onde o mundo se chama Celanova («Donde el mundo se llama Celanova», 1975)
  • Homenaxes («Homenajes», 1979, póstumo)
  • Celso Emilio Ferreiro para nenos, 1988, ed. Antonio García Teijeiro

[editar] Narrativa

  • A fronteira infinida (1972)
  • A taberna do galo (1978).

[editar] Enlaces externos

 

Rosário,
Obrigado pela recomendaçâo da tua inserçâo no blog sobre o poeta galego Celso Emilio FERREIRO. O seu poema mais conhecido é LONGA NOITE DE PEDRA; cá tens um pequeno fragmento...
E continuo a trabalhar (ces derniers jours je suis submergé de
De: "noreply@over-blog.com" <noreply@over-blog.com>
Para:
Enviado: martes 4 de octubre de 2011 11:11
Asunto: OverBlog : Recommandation depuis le blog www.caligrafias-iberes.com
04/10/2011 11:11:12
OverBlog : Recommandation depuis le blog www.caligrafias-iberes.com
Quelqu'un a souhaité vous faire partager un article intéressant et vous recommande Celso Emilio Ferreira.
Ce message vous a été envoyé depuis le blog www.caligrafias-iberes.com le Mardi 04 Octobre à 11:11.
La société JFG Networks hébergeant www.caligrafias-iberes.com n'est pas responsable du contenu de ce message.
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 10:21

 

Se há em mim acabar-se, que eu não creio,

Que até da minha vida me receio.

Camões in “Versos e alguma prosa”

 

 

Eu cantei já, e agora vou chorando

O tempo que cantei tão confiado...

Camões in “Versos e alguma prosa”

 

Images: www.wikipédia.org

 

Chant de Folie à Bacchus

 

Délaisse les peuples vaincus

Qui sont sous le lit de l’Aurore,

Et la ville qui, Ô Bacchus,

Ceremonieuse t’adore.

 

Traduction :

 

Abandona os povos vencidos

Que est estão sob a cama da Aurora,

E a cidade que, Ó Bacus,

Cerimoniosa te adora.

Ronsard

In: Poèmes –La renaissance du Livre 1933

 Traduction: Rosario Duarte da Costa

Copyright

17/09/2011

 

 

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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 11:04

image: www.jds.fr

 

« Les Belle Endormies »

 

Lorsque j’ai lu au milieu des années 60

« Les Belle Endormies » de Yasunari Kawabata,

je fus touchée par le vieil homme qui s’en allait par les allés

enneigées des jardins, à la rencontre d’une belle endormie.

J’ai trouvé les images très touchantes, une consolation pour

le vieil homme posant le regard sur des jeunes et belles filles

encore vierges, telles les muses des Aèdes antiques !

Et, j’ai trouvé dans cette simple histoire, la grâce et l’âme de

la poésie !

Rosario Duarte da Costa

Copyright

04/09/2011

 

Remise du Prix Musanostra et café littéraire 03 04 2010 - YouTube

www.youtube.com/watch?v=GEAporQjvps9 mn - 13 avr. 2010 - Ajouté par musanostra
... et café littéraire 03 04 2010. Barbara: Les belles endormies de Kawabata ... Standard YouTube License. 0 likes, 0 dislikes. Show more ...
 

 

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Lundi 5 septembre 2011 1 05 /09 /Sep /2011 10:23

 

 

Aragon et Elsa Triolet

 

Je ne l’ai pas scanné…

Je ne l’ai pas copié…

Je l’ai re-écrit, pour vous. Car, j’aime Aragon !

 

Les Yeux d'Elsa au siècle d'Aragon

Le voyage d’Italie

 

 Il y a la chanson « en passant par la Lorraine ». Ici, Aragon

décrit son passage à Lyon, avant d’avancer vers Chambéry

puis, vers l’Italie ».

Je ne pouvais ne pas vous le dire !

 

« 

  Rien est pareil à soi tout a d’autres limites

  Aujourd’hui nous avons passé comme des taupes de feu

par un tunnel de miroirs sous la Croix-Rousse

  Suivi le cercle de hauts pylones qui font le tour de Lyon

derrière des quartiers de couleur

  Où l’air bourdonne du croisement des coléoptères bleus

  On voit le jour sous les maisons peintes comme si la

mode pour elles était aux robes courtes

  Et  le  chemins de fer  s’en vont  vers   l’est   avec leurs

wagons de métal

  Clinquants  et  claquant sur le ballast et  le cri  d’égorgé

des michelines

 C’est    ici  le pays  de mon père   avec ses eaux   partout

Captées

  Rien n’est pareil à soi J’imagine

  Là haut dans le coude levé du Rhône Mandrain

  Trompant la gabelle avec sa troupe aux doigts de poudre

qui ne reconnaît plus les confins de La Balme

  Et d’ailleurs il n’y a plus à tricher de douane à Chambéry

  Plus de frontière… »

Extrait de « Les Poètes » d’Aragon

Ed. Gallimard

Rosario Duarte da Costa

Copyright

03/09/2011

 

www.louisaragon.elsatrioletorg 

Publié le : 20 février 2005

Hervé Bismuth, "Une pratique intertextuelle d’Aragon : l’écriture de l’hommage dans Les Poètes"

Hervé Bismuth ; Une pratique intertextuelle d’Aragon : l’écriture de l’« hommage » dans Les Poètes (1960)

On envisage couramment la spécificité du langage poétique sous l’angle d’une prise de parole émise par une instance, qu’à la suite des travaux de Käte Hamburger [1], on désigne comme celle du « Je » lyrique, ce qu’Aragon reformulait en 1963 de la façon suivante :

[...] pour ce qui concerne ma poésie, [...] il n’y a pas d’erreur lorsque les gens la considèrent (comme ils font toutes les poésies) du point de vue du "je" ou du "moi", sachant bien que c’est moi qui parle, et ils ne prêtent à personne des paroles qui sont bien mes paroles [...] Or, dans ma poésie, il y a au moins un autre personnage, celui auquel on s’adresse [2].

Il est vrai que cette instance du « Je », chez Aragon comme chez d’autres, parce qu’elle est un terreau propre à laisser fleurir les marques énonciatives d’un discours à la première personne (déictiques, tours émotifs, subjectivité...), ouvre également la porte à la reconnaissance d’un « tu » qui n’est pas le lecteur, et avec lequel ce lecteur devra partager le désir qu’a l’écrivain de son destinataire. Mais ce « Je » amène également l’écriture du poème à construire une énonciation tierce, celle de l’hommage, émergeant selon les périodes sous les avatars de l’adresse à la Muse ou au Prince, des dédicaces au mécène, au payeur ou au protecteur, des tombeaux et des encensoirs. Les différentes figures du destinataire dessiné par cette dernière énonciation recoupent très nettement les différents visages de lui-même que le poète offre à des époques diverses à la société dans laquelle il évolue : c’est à partir du XIXe siècle que le poète, définitivement installé dans son indépendance bourgeoise, choisit librement de saluer ses pairs et de leur témoigner le spectacle, offert à des lecteurs de plus en plus nombreux, de son affection, de son estime, de sa solidarité.
L’équipée surréaliste marquera en France une étape décisive dans l’évolution de la forme de cet hommage poétique : outre les ponts jetés par les membres du groupe, tout au long de leur vie, en direction des peintres, associant les noms d’Eluard, Prévert, Aragon, à ceux d’Ernst et Magritte, Van Gogh et Picasso, Matisse et Chagall, la pratique poétique d’expériences partagées de l’écriture induit chez les poètes français le renoncement à l’individualité du style revendiquée par les auteurs dix-neuvièmistes et leurs critiques, et les amène à bâtir leurs hommages littéraires ou artistiques dans le matériau même, lexical, formel ou sémantique, habituellement manipulé par le destinataire de l’hommage. De Baudelaire à Mallarmé, ce destinataire n’avait fait que descendre du piédestal apparent de l’exergue pour habiter le corps du poème ; mais ce poème restait lui-même la propriété privée de son locuteur : « Le Tombeau d’Edgar Poe » ne présentifie en rien dans ses signifiants ou sa prosodie le poète de Boston qui goûtait peu les sonnets, et archaïsme lexical, facture classique du sonnet, sont dans cet hommage la double griffe du dédicataire. Le poème à l’image/hommage de son destinataire ne se construira qu’à partir de notre siècle, devenant ainsi un véritable art poétique, tant du destinateur que du destinataire de l’hommage. Ainsi, dans « Le jeu de construction » [3] de Paul Eluard, la dédicace : « A Raymond Roussel » placée en exergue du poème invite le lecteur à reconnaître dans les vers du texte la pratique rousselienne de construction d’images quotidiennes et ce, dès le premier vers :

L’homme s’enfuit, le cheval tombe

qui est une juxtaposition de deux images véhiculant des sèmes d’angoisse et d’impuissance obtenue à partir de la troncation d’un exposé banal d’évidence : « Le cheval s’enfuit, l’homme tombe ». Une telle pratique de l’hommage sculpte ainsi un véritable art poétique, tant du destinataire de cet hommage que de son énonciateur : Eluard pratique à la même époque le jeu rousselien, notamment dans cet incipit de « L’aube impossible » [4] :

C’est par une nuit comme celle-ci que je me suis privé du langage pour prouver mon amour et que j’ai eu affaire à une sourde

où les sèmes présents dans le poème précédent sont cette fois obtenus par l’inversion syntaxique des deux séquences présentatives.
Dans Les Poètes, poème - par excellence - de l’hommage intertextuel, la polyphonie énonciative et prosodique encourage a priori à des lectures similaires des poèmes-hommages qu’il contient. La possibilité d’une telle lecture est certes confirmée dès le premier hommage du livre, « Le Voyage d’Italie », dans lequel l’auteur prononce une prosopopée de Marceline Desbordes-Valmore, dans un lexique puisé chez la poétesse française du XIXe siècle, et en y collant deux de ses textes en italique [5] ; l’hommage prosodique est de même présent dans « La Halte de Collioure », hommage au poète espagnol Antonio Machado, qui retrace la mort du poète fuyant l’Espagne franquiste à la frontière française sur la route des exilés espagnols : le poème, d’une longue laisse, est construit d’heptasyllabes rimant une fois sur deux, mimant ainsi dans l’imparité du deuil le modèle épique du romancero et de ses octosyllabes aux rimes assonantes aux vers pairs et libres aux vers impairs.

A étendre ce constat en le généralisant à l’ensemble du livre, le risque est grand de systématiser l’intertexte des Poètes en supposant des liens qui n’existent tout simplement pas [6], et surtout d’abandonner des pistes autrement plus récurrentes que le collage ou le pastiche. L’écriture de l’hommage dans Les Poètes a recours à d’autres procédés intertextuels au nombre desquels je me propose d’en décrire trois : la mise en icône, le jeu de piste et l’intertextualité tierce.

La mise en icône

La pratique hypertextuelle draine le plus couramment deux signaux simultanés : le premier, de loin le plus étudié, est l’hypotexte proprement dit, reproduit soit textuellement, avec ou sans altération (les mots de Marceline Desbordes-Valmore dans « Le Voyage d’Italie »), soit par métonymie lexicale, stylistique ou thématique, comme dans la parodie ou le pastiche (un semblant de romancero dans « La Halte de Collioure ») ; le second, souvent nécessaire pour que la pratique intertextuelle ne reste pas lettre morte, voire ne soit pas assimilée à un simple copiage, est celui qui signale la passerelle intertextuelle. Ce dernier signal peut être d’ordre graphique (guillemets ou italique, comme le fait Aragon pour le texte de Marceline Desbordes-Valmore ou pour le « Prague aux doigts de pluie » de Vitezslav Nezval ou... pour se citer lui-même, in « Je lui montre la trame du chant » !) ou mentionner l’énonciateur du texte premier, en indiquant selon le protocole le nom, éventuellement l’ouvrage de l’auteur cité, comme dans l’épigraphe de Maïakovski dans le deuxième poème du « Discours à la première personne », où, de façon plus discursive, dans « Complainte de Robert le Diable », citant un « rêve éveillé » de Robert Desnos :

Comme un soir en dormant tu nous en fis récit
Accomplir jusqu’au bout ta propre prophétie

Il arrive pourtant que ce dernier signal soit vide, et dans ce cas la reconnaissance de la pratique intertextuelle dépend de la seule culture personnelle du lecteur, qui a, si large fût l’étendue de cette culture, peu de moyens de distinguer - éternel débat - les relais intertextuels provenant de son propre jardin personnel de ceux qui auraient travaillé le scripteur, consciemment ou non ; le lecteur-critique aura en ce cas à œuvrer de façon non pas à prouver (prouver quoi, d’ailleurs ?) mais à convaincre son destinataire de l’évidence d’une telle bouture. C’est ainsi que William Calin, en l’absence de l’existence de ce second signal, argumente un collage du Faust de Gœthe dans le « Prologue » et les deux premiers tableaux du livre, ce dont je suis personnellement convaincu, et va jusqu’à voir sous les traits de Marceline Desbordes-Valmore ceux de Gretchen/Marguerite, ce qui me satisfait déjà moins.
A l’opposé de cette dernière pratique, Aragon instaure dans Les Poètes une pratique peu courante de l’intertextualité, qu’il prolongera dans Le Fou d’Elsa (1963), celle de l’icône, au sens qu’en a défini Pierce : c’est la pratique qui, à rebours des plus évidentes et étudiées, consiste à n’émettre que le second signal, celui de la passerelle intertextuelle, en proposant au lecteur le soin (le défi ?) de reconstituer lui-même l’hypertexte. Antoine Compagnon lui-même n’envisage ce cas de figure que comme étant purement théorique :

L’icône, diagramme ou image, ne se rencontre jamais seule, sans composante indicielle ou symbolique : elle serait irrecevable, presque obscène [7].

C’est pourtant l’icône, et plus précisément son sous-genre, l’image, qui est la pratique intertextuelle presque systématique à introduire l’écriture de l’hommage dans ce poème. Le « Prologue » en trente-deux quintils qui inaugure ce long défilé de poètes, prononcé en play-back sur une scène de théâtre par un comédien ringard en habits déchirés, ne déverse pas moins de vingt-trois patronymes de poètes pour vingt quintils, si l’on excepte ceux du musicien Gershwin et du meurtrier de Pouchkine, Lermontov étant quant à lui désigné par l’antonomase : « Le Hussard sur les Monts Caucase » [8]. Ce « Prologue », surmonté d’une exergue en italique : « Chanté » posant pour une indication didascalique, tout autant que les effets d’annonce du comédien qui enguirlande son public en lieu et place de la captatio benevolentiæ attendue, laissent prévoir dans la suite de l’œuvre une apparition de ces poètes nommés au générique ainsi qu’un développement de l’hommage dont leur patronyme n’est que l’icône. De quel type d’apparition pourra-t-il s’agir ? Dans le registre de la fable d’une pièce de théâtre onirique, la seule poétesse à monter sur scène - en-dehors de l’Auteur et de ses avatars - dans ce poème est Marceline Desbordes-Valmore, Antonio Machado n’apparaissant qu’à travers le prisme du « Spectacle à la lanterne magique ». Au lexique des discours « prononcés » sur cette scène apparaîtront seulement les noms de Verlaine, Rimbaud, Nerval, Lorca et Apollinaire, et de façon allusive, les trois derniers dans des hommages consacrés à Desnos, Carco et Nezval. Ces trois hommages en revanche, ainsi que « Les Feux de Paris », consacré à Baudelaire, surgissent dans le poème sans que rien ne les ait introduits au générique. Omissions réciproques dues à l’inachèvement du projet ou duperie volontaire ?
La première hypothèse n’est guère satisfaisante au regard de ce que l’on sait de la genèse de l’œuvre : le poème sur Baudelaire, les deux poèmes sur Carco - seul poète avec Nezval à mériter plus d’un hommage dans l’œuvre -, « Chanson du quai de Béthune » et « Celui qui s’en fut à douleur », et le poème « Prose de Nezval » furent des poèmes de circonstance parus dans Les Lettres françaises respectivement en décembre 1957 (sous le titre : « Plein Feu », à l’occasion du centenaire des Fleurs du mal), mars 1958 (Prix de l’unanimité à Francis Carco), mai 1958 (mort de Francis Carco) et avril 1958 (mort de Vitezslav Nezval) ; au printemps 1958, Aragon travaillait à La Semaine sainte qui paraîtra à l’automne suivant, et le poème Elsa édité en 1959 sépare encore la parution du roman de celle des Poètes : il y a donc fort à parier que lorsque Aragon se met au travail sur Les Poètes, les hommages de circonstance sont déjà écrits. Le « Prologue » des Poètes serait alors très certainement postérieur à ces hommages de circonstance, et un éventuel inachèvement ne paraît guère probable.
Reste la duperie volontaire... Outre le fait qu’un tel constat empêcherait la lecture de l’œuvre de progresser (pourquoi pas, après tout ?), cette pratique s’accorde assez mal, en dépit des provocations bouffonnes qui ponctuent le poème, avec le propos et le ton des hommages qui, eux, sont bien réels. D’autre part, Aragon place à divers endroits de ce poème certains signaux intertextuels peu pratiqués dans les textes littéraires, signaux à visée illocutoire, que je regrouperai sous l’appellation commode de « jeux de piste ».

Les jeux de piste

En marge de l’insertion volontaire d’un hypotexte, la passerelle intertextuelle peut être signalée ou omise par le scripteur de l’hypertexte ; la mention d’une telle passerelle est en tout cas facultative et se laisse aussi bien décrire comme étant un simple métadiscours intertextuel ; au-delà ou en l’absence de ce métadiscours, on peut concevoir un autre discours en marge, véritable méta-métadiscours, celui qui se contenterait de signaler... qu’il existe une passerelle : « Cherchez bien, il y a quelque chose à trouver... ». C’est ainsi qu’Aragon pratique le « jeu de piste » dans Les Poètes. Trois de ces jeux de piste les plus lisibles sont ceux pratiqués par un des avatars de l’Auteur dans ce poème, le Montreur du « Spectacle à la lanterne magique ». Ils s’adressent tous trois directement au lecteur/spectateur du poème/spectacle.
Les deux premiers sont énoncés à la suite dans l’intervention du Montreur qui succède au poème « Les Amants de la place Dauphine ». Le premier :

Ainsi
vous avez accepté sans broncher je n’ai pas entendu le moindre bruit dans les banquettes vous avez assistant à cette très horrible tragédie
accepté comme allant de soi qu’en 1838 à Milan se chantât La Chanson du Saule et ce ne pouvait alors qu’être Rossini pourtant
c’est Verdi qu’anachroniquement vous entendiez à travers la pluie

donne à lire rétrospectivement dans « Le Voyage d’Italie », en signalant l’anachronisme de La Chanson du Saule, un autobiographème de l’Auteur provenant du Roman inachevé (1956) :

J’ai sur le Quai des Esclavons croisé plus d’une Desdémone
Dont les yeux et les amants vont Ange enfant naïve ou démone
Se perdre au loin vers Famagouste Elle chante quand elle dit
Ma mère avait une servante une musique de Verdi [9]

Dans ce poème, la musique de Verdi était associée à la tentative de suicide d’Aragon en Italie en septembre 1928 :

Mes chers amis quand je mourrai jetez mon cœur au fond des mers
Le saule ici n’a rien valu pour les pauvres gens qui s’aimèrent [10]

Le second,

Ainsi dans les images que je viens de faire devant vous défiler vainement vous avez cherché le poète une ombre de poète au galetas place Dauphine
ne reconnaissant point ce refrain boiteux qui vient à l’auteur du chevalier Dassoucy
Avez-vous lu Dassoucy je vous le demande ô candidats au baccalauréat poétique

énonce à la suite du premier le protocole d’une sorte de jeu de société dont on connaît les règles après coup : non seulement « Cherchez l’erreur », mais aussi « Il y a des auteurs à chercher derrière d’autres auteurs », Aragon derrière Marceline Desbordes-Valmore, Dassoucy derrière Aragon, etc... ; un jeu où la banque - l’Auteur citant - gagne à coup sûr : non seulement - puisqu’il est question de baccalauréat - Dassoucy (var. : D’Assoucy) ne hante pas particulièrement les programmes et les manuels scolaires, mais encore s’il les hante, ce n’est en principe que comme narrateur et dramaturge : les œuvres poétiques de Dassoucy n’ont plus été publiées depuis le dix-septième siècle, à en croire le catalogue de 1960 des ouvrages recensés à la Bibliothèque Nationale... Toujours est-il qu’un tel jeu de piste, en traçant un parcours intertextuel situé largement au-delà des limites culturelles du lecteur - aussi savant fût-il, et pour cause -, modifie du même coup la posture de ce lecteur, le rendant a priori crédule - "après tout, il y a de fortes chances que les auteurs du générique soient présents dans les textes du poème -, et en même temps critique - « on me reproche de ne pas voir ce que j’ai sous les yeux : à moi de m’exercer mieux » -.
Le troisième jeu de piste confirme le lecteur dans cette double posture. A la suite de la « Complainte de Robert le Diable », le Montreur signale :

Je pense à toi Desnos Qu’est-ce que cela me dit Cela ne vous dit rien L’autre fois c’était Andromaque il y a comme cela des tours de phrase qui font tour de chant tout de même c’est un peu fort je proteste contre le parolier qui plagie Andromaque enfin Andromaque façon de parler Racine ici n’est pour rien encore que le vers baudelairien vienne effectivement du vers de Racine un de plus qui prend où il le trouve son bien La poésie est tout autant qu’invention plagiat depuis qu’il y a des hommes et qui font des vers

Le déictique « L’autre fois » utilisé pour signaler une présence d’« Andromaque » tout autant que la mention du « vers baudelairien » et la reprise de l’hémistiche alexandrin « Je pense à toi Desnos » amènent la mémoire du lecteur - ou sa bibliothèque personnelle, ce qui est mon cas - à lire prospectivement cette fois, infra dans le poème, l’octosyllabe du premier sizain des « Feux de Paris » : « Baudelaire je pense à vous » comme une réécriture volontaire du premier vers du « Cygne » de Baudelaire :

Andromaque, je pense à vous ! Ce petit fleuve [11],

et confirment la lecture de ce poème consacré à Baudelaire comme un poème-hommage, au sens vingtièmiste du terme qui a été décrit au début de cet article. Mais du même coup, l’insinuation « Qu’est-ce que cela me dit Cela ne vous dit rien » portant sur « Je pense à toi Desnos » fournit la piste d’un collage de cet hémistiche, effectué suivant le même mode que l’hypotexte baudelairien : il ne s’agit point ici du même hypotexte, puisque Baudelaire, « c’était » « L’autre fois ». Ni non plus de Desnos. Ici se profile la troisième pratique intertextuelle des Poètes, celle que j’appelle - par défaut - l’intertextualité tierce.

L’intertextualité tierce

Ce poème consacré à Desnos brandit en effigie dès son premier vers l’icône de Nerval : non que la poésie de Desnos en appelle formellement ou thématiquement au vers nervalien, à la différence de ce qu’Aragon affirme de la poésie baudelairienne et du vers racinien ; le lecteur du Roman inachevé sait ce qu’il en est du lien qui unit Aragon, Desnos et Nerval, « Complainte de Robert le Diable » constituant, dès les deux premiers vers :

Tu portais dans ta voix comme un chant de Nerval
Quand tu parlais du sang jeune homme singulier

la longue paraphrase, aux personnes du discours cette fois, de quatre vers du poème « Le mot “vie” » :

Desnos c’était un bal dans ce quartier où l’on mange koscher
Qui se souvient des amants dérangés sous la porte cochère
Nous allions parlant de Nerval un soir de quatorze juillet

Il disait que l’amour est une plaie en travers de la gorge

C’est effectivement de Nerval que provient le collage de cet hémistiche, et du sonnet des Chimères « Myrtho » :

Je pense à toi, Myrtho, divine enchanteresse,

La mention de Nerval, outre d’être un signal, tout autant que l’emploi de l’alexandrin utilisé pour cet hommage, ne sont pas de convention ni même seulement affectifs : ce thème, ce rhème, participent pour le moins d’une prise de position poïétique, celle d’une réhabilitation. Cet hommage tardif à Desnos est écrit par Aragon en alexandrins, précisément parce que la fascination de l’auteur de « Comme » pour le « vers racinien » ne contribuèrent pas peu à son excommunication par le Pape du surréalisme [12]. Les alexandrins utilisés par Aragon ne sont pourtant pas ceux de Desnos : à l’exception de certains sonnets, les seuls quatrains écrits par Desnos en rimes alexandrines embrassées sont à ma connaissance ceux du poème « Le Rêve dans une cave » de Youki 1930 Poésie [13]. Ainsi s’élabore une intertextualité non plus à deux éléments constitutifs : hypotexte/hypertexte, mais à trois. A quatre même... : au nombre des images construites par le poème, Nerval, Desnos et Aragon ne sont pas seuls de la partie. Dans les deux quatrains :

La ville un peu partout garde de ton passage
Une ombre de couleur à ses frontons salis
Et quand le jour se lève au Sacré-Cœur pâli
Quand sur le Panthéon comme un équarrissage

Le crépuscule met ses lambeaux écorchés
Quand le vent hurle aux loups dessus le Pont-au-Change
Quand le soleil au Bois roule avec les oranges
Quand la lune s’assied de clocher en clocher

on reconnaît certes les pas du promeneur nocturne Aragon marchant dans ceux de son puîné, les images du premier se mêlant à celles du second, telle celle du « Veilleur du Pont-au-Change » [14], mais si le motif de la lune est omniprésent chez l’auteur des Nuits blanches et d’Etat de veille, l’association d’une lune et d’un clocher ne doit pas plus à celui-ci qu’à Aragon, mais est le résultat d’un collage supplémentaire, celui de Musset et de sa « Ballade à la lune » :

C’était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni,
La lune,
Comme un point sur un i.

Cette pratique de l’intertextualité « tierce », conçue non comme l’occasion d’un dialogue, mais comme celle d’une polyphonie, apporte une touche quelque peu personnelle à celle du poème-hommage, à la fois atteinte à la propriété privée artistique - le matériau de l’hommage pouvant ainsi appartenir à des tiers extérieurs au dialogue noué entre le diseur d’éloge et son dédicataire - et élévation du destinataire à un Panthéon de poètes dans lequel, à la différence de celui du William Shakespeare de Victor Hugo [15], thèmes et rêves se mélangent... et se mêlent à ceux du Poète-citant. C’est cette pratique qui est à l’œuvre dans « Prose de Nezval » où Aragon, introduisant le poète surréaliste tchèque Vitezslav Nezval par le détour d’une parenthèse à la manière de François Villon :

Mais les poètes de notre âge
Durent moins que paille brûlée
J’en ai tant vu tournons la page
Aussitôt venus qu’en allés
Semblant ici-bas en voyage

signale une passerelle intertextuelle :

Les pas de lune dans Prague où passa mon Apollinaire

pour aussitôt se citer lui-même :

Dans le Hradschin désert la lune est sans rivale
Elle peint sur le pont le deuil blanc des statues
La radio ce soir a parlé de Nezval
Pour dire qu’il s’est tu

dans une ambiance et un lexique encore prégnants du « Passant de Prague d’Apollinaire » :

La Mort, tirant la corde, sonnait en hochant la tête [...] De ce pont orné de statues pieuses, on a le spectacle magnifique de la Moldau et de toute la ville de Prague avec ses églises et ses couvents.
En face de nous se dressait la colline du Hradschin.

Cette intertextualité tierce est également proposée au lecteur dès le "Prologue" par le canal d’un signal intertextuel peu pratiqué dans les textes littéraires, le calembour - ici à prendre en son sens strict de jeu sur l’homonymie. Au-delà de coq-à-l’âne tels le jeu de mots « Il y a grenade et grenade » servant de relais entre l’évocation de Federico Garcia Lorca, mort à Grenade, et celle d’Aubanel, auteur de La Grenade entr’ouverte, dans le calembour (noir) :

Marlowe il te faut la taverne
[...]
A la lueur d’une lanterne

Nerval s’y pend c’était fatal

obtenu à partir des signifiants « Lanterne », toponyme associé à la pendaison du poète français (rue de la Vieille-Lanterne) et « lanterne » d’autre part, celle que tiennent les assassins de Marlowe, le commentaire « c’était fatal » signale à bon entendeur que ce jeu de mots est également le signal du trajet d’une filiation littéraire, celle de Marlowe à Nerval passant par Gœthe : écriture, réécriture de Faust et traduction du Faust de Gœthe par Gérard de Nerval.

Marché de dupes ?

La lecture des Poètes peut ainsi laisser au lecteur qui la quitte l’impression amusée d’avoir passé un marché de dupes, mais de s’en tirer, même escroqué, à bon compte... Le chant d’un « Prologue » évoquant sur une scène de théâtre plus de vingt poètes, suivi d’une adresse au public promettant des « grands acteurs », des « seconds rôles » et autres « comparses », laisserait entendre que vont apparaître sur cette scène, dans un poème intitulé Les Poètes, tout ou au moins partie des personnages annoncés. En lieu et place de ces personnages, à l’exception de Marceline Desbordes-Valmore, d’autres montent sur scène, bien peu à vrai dire si l’on compare leur nombre à celui de la dizaine de grands rôles, avatars du scripteur, se succédant sur ce « théâtre intérieur » : le Prologue, un vieillard poète, Prométhée, le Ballet, le Montreur, l’Auteur, un jeune poète, le scripteur du « discours à la première personne », le dramaturge... et sous réserve de n’avoir oublié personne. Le poème est de plus au moins tout autant une autobiographie qu’une anthologie. Aussi ce spectacle n’est-il nullement celui dans lequel Aragon met en scène « ses » poètes, mais, ce qui est exactement le contraire, celui où il monte sur scène pour évoquer les poètes à travers sa propre poésie. Il est vrai que l’Auteur, lui, n’avait rien promis, et il peut décliner toute responsabilité si le Prologue a menti en promettant la lune sur ce qui allait suivre...
Mais le lecteur curieux des Poètes gagne en revanche infiniment plus que ce qu’il a misé : la fable théâtrale des Poètes ne se contente pas d’être un one-man-show de poèmes-hommages distillés au filtre de l’imaginaire, de la prosodie et de l’autobiographie d’un Auteur encombrant, elle est également celle qui fait monter sur scène un poète pour évoquer des poètes avec des textes d’autres poètes. Ce petit livre de deux cent cinquante pages condense de la sorte une charge potentielle d’intertextualité infinie, où le moindre poète présent au générique, le moindre poète cité dans le corps du poème, le fût-il de façon allusive comme Byron, Homère, Eluard, Le Tasse, Poe, Maïakovski, Pétrarque... est pour le lecteur susceptible d’être un peu plus qu’un simple signifiant, dans la mesure où il a pu tomber sur des collages de poètes (Musset, tout au moins) non mentionnés : une bibliothèque de Babel au format poche.

Hervé Bismuth,
Hétérogénéités,
BABEL n° 3,
Presses universitaires de Toulon,
1999, relu et corrigé 2003.

[1] Voir Logique des genres littéraires (1986).

[2] Entretiens avec Francis Crémieux, NRF Gallimard, "Troisième entretien", page 53.

[3] In "Mourir de ne pas mourir", Capitale de la douleur, 1926.

[4] In Les dessous d’une vie ou La pyramide humaine, 1926.

[5] « Par ces carrefours verts où la Madone brille » est extrait du poème « Une halte au Simplon » ; « Les yeux pleins d’églises » aurait été recueilli dans le carnet personnel de la poétesse, qu’Aragon a possédé.

[6] Telle a été la pratique, doublement courageuse pour un « essuyeur de plâtres » anglophone, de William Calin in « The Poet’s poet : intertextuality in Louis Aragon », Symposium, XL, printemps 1986.

[7] In La seconde main, Seuil 1979, p. 80.

[8] La condensation iconique est poussée à l’extrême au cœur du poème, par la succession allusive de quatre patronymes de poètes en un seul alexandrin : « Lorca Maïakovski Desnos Apollinaire Leurs ombres longuement parfument nos matins » (in poème « Ainsi Prague a perdu... »).

[9] « Les dames de Carpaccio lentes et lourdes à ravir ».

[10] Ibidem.

[11] In Les Fleurs du mal, « Tableaux parisiens ».

[12] Voir André Breton, Second manifeste du surréalisme, 1930. Cette réhabilitation est aussi une réparation pour celui qui écrivit sous le titre « Corps, Âme et Biens » in Le Surréalisme au service de la Révolution, no. 1, juillet 1930, p. 13-15, à propos de Corps et biens de Robert Desnos : « cet être nul, ce spécialiste du cafouillage lyrique, ce dindon à mettre à toutes les sauces [...] ce menteur professionnel [...] se range ainsi définitivement dans la catégorie des mouches à merde ». Il est vrai que Desnos avait participé à la rédaction du pamphlet « Un cadavre » en janvier 1930, dirigé contre Breton en réaction à son second Manifeste. Ce texte n’a jamais été repris dans les éditions de l’Œuvre Poétique d’Aragon. Il est sûr qu’une telle réédition était délicate après la mort de Desnos en 1945 au camp de concentration de Térézine. Il est actuellement disponible dans la réédition par Marie-Claire Dumas des Œuvres de Robert Desnos en « Quarto » Gallimard, 1999, p. 590-91.

[13] In Destinée arbitraire, Poésie/Gallimard.

[14] Réédité ibidem.

[15] Livre II : « Les génies ».



Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Les Grands Poètes
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Lundi 29 août 2011 1 29 /08 /Août /2011 10:40

      

 

 

 

 

 

 

 

 

Albertine Sarrazin,

 

 

Putes et Déesses/Putes ou Déesses ?!

 

Albertine Sarrazin, fut une jeune fleur fanée de la vie à l’âge

de 29 ans. Cependant son œuvre déjà fut considérable, avec

des livres comme La Cavale, La Traversière ou L’Astragale.

Ces livres traduits dans presque une douzaine de pays, elle

écrivit aussi des poèmes dont certains furent chantés.

Elle laissa en outre un grand volume de lettres, dont certaines

adressées à son médecin en prison et ami Docteur Christiane

Gogois-Myquel.

On peut en penser autre chose que moi. Mais, je persiste à dire

qu’un homme, une femme, ne sont que le résultat du

déroulement de leur histoire. La vie d’Albertine ne fut pas rose.

Mais, elle fut une rose fanée en pleine jeunesse, dans le jardin

de la littérature !

 

O mémoire dis-moi pourquoi

Même la beauté m’est amère

Pourquoi l’amour n’est plus le roi

Pourquoi la terre est notre mère

Le pollen rose au cœur des fleurs

Les yeux voilés de ma déesse

Ont maintenant la saveur de pleurs

De cultes morts je suis prêtresse

Obsession du souvenir

Berceuse lancinante et tendre

Mon âme veut redevenir

Mon âme lasse d’entendre

Fresnes, 1954-1955

Albertine Sarrazin

Rosario Duarte da Costa                           

Copyright

12/08/2011

 

www.albertine-julien.fr

La véritable, la décisive évasion d’Albertine Sarrazin, ce ne fut pas “la cavale”, qu’elle a d’ailleurs manquée en définitive et tant elle rêvait sans cesse pour se donner du courage ; ce fut le“miracle” d’avoir pu sortir de soi, de se libérer, de se purifier et de se révéler, par sa confession : “En écrivant -a-t-elle confié un jour- je me suis aperçue soudain que je pouvais cesser de mentir”... Ainsi devint-elle elle-même. Lors de sa condamnation elle avait tant pleuré —et qui pleure n’est pas irrémédiablement perdu— qu’elle s’était par là, croyait-elle, “délestée à jamais d’une partie trop sensible d’elle-même”.(...)  

 

 

Dormir ~ Albertine Sarrazin interpretes par Myriam ... - YouTube

www.youtube.com/watch?v=caqZXEP0xc42 mn - 31 déc. 2009 - Ajouté par inspiremindset
Dormir ~ Albertine Sarrazin interpretes par Myriam Anisssimov ... et Poemes Dormir (A. Sarrazin-Gaby Velor) ... Standard YouTube License ...
 
 

ambroisie71's Channel - YouTube

www.youtube.com/user/ambroisie71 - En cache 
A LA MEMOIRE D'ALBERTINE SARRAZIN ... ambroisie71 liked a video (1 week ago ...
 
 

Vidéo Dormir ~ Albertine Sarrazin interpretes par Myriam ...

www.iden-mag.com/video-dormir-~-albertine-sarrazin-interpretes-par-... 
Dormir ~ Albertine Sarrazin interpretes par Myriam Anisssimov por mi angel francaise from the vinyl lp Chansons et Poemes ... Video de YouTube. Vues 137 ...
Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 12:32

TREE

Auteur: Daniel Amaro "olhares.com"

 

Rosas

 

mon amour: e digo vou dizendo e, direi

 

mon amour

talvez seja este o momento de te dizer
tudo o que durante tempo te escondi.

quando só e resignada ía beber

todas aquelas águas do rio onde te vi.

 

mon amour

gastei a vida sem abrigo e sem glórias

acumulando montes de anos por ali,

gravando em mim camadas de histórias

deixei-me ficar perdida sem culpas já o vi.

 

mon amour

errei o amor e errei em toda a liberdade

quando o amor se foi para além de mim.

hoje aqui já nem me fica a saudade

navego na candura do meu coração aqui.

 

mon amour

e digo vou dizendo e direi

tudo aquilo que um dia te escondi.

todas aquela horas em que eu te amei

acabaram de morrer no meio de ti.

Rosario Duarte da Costa

Copyright

29/06/2011

 

 

Flor

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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Vendredi 10 juin 2011 5 10 /06 /Juin /2011 09:53

 

 

 

L’eau

 

Mirage où nous vivons, miracle de ton corps, un lieu sans âge

unit nos mains au-delà  des rivages. Quand l’un répond,

l’autre a déjà senti dans le miroir vert pâle comme un appel

au secours, au naufrage inhabituel qui nous attend. L’eau

que tu mêles au vin, au sang que tu répands quand je bois

avec toi, c’est l’audace d’aimer le même, le semblable, comme

un linge qui essuie ton visage. Quand la mer est calme, c’est

que tu dors, et lorsque l’eau, dans le verre où je bois, tremble,

tu pleures.

(in : Enfance, mon amour, Subervie . 1957)

Bernard Delvaille ( La nouvelle Poésie Française)

Ed : POE 1972

Pour mémoire, cette petite édition poétique me coûtait 2 Francs à peine. Elle

me permettait de lire et collectionner les poésies de divers auteurs de langue Française.

C'est ainsi que j'ai au accès aussi à cette époque, à beaucoup de poètes maghrébins

écrivant dans la langue de Voltaire

                                                Rosario Duarte da Costa

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09/06/2011

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Bernard Delvaille, né en décembre 1931 à Bordeaux et mort à Venise le 18 avril 2006, est un poète, prosateur, essayiste, traducteur et anthologiste français.

Diplômé de l’Institut d’Études Politiques, il entre dans l’édition au début des années 1950, comme lecteur chez Denoël, avant de collaborer aux Éditions Seghers en 1956, où il effectue divers travaux éditoriaux. À partir de 1962, il s’occupe avec Pierre Seghers de la collection « Poètes d’aujourd’hui » jusqu’au rachat des éditions par Robert Laffont en 1969. Il dirige alors ladite collection jusqu’en 1989.

Son implication dans l’édition est renforcée par une participation au Centre National des Lettres de 1975 à 1983 dans les commissions « Poésie » et « Revue ». Ses connaissances littéraires l’amènent à devenir critique et à donner des conférences pour les Alliances Françaises et dans plusieurs universités comme Bruxelles, Lisbonne, Rome ou Toronto. En plus de ces exercices oratoires, il est l’auteur de nombreux articles dans des revues: Combat, Les Nouvelles Littéraires, Les Lettres Françaises, Le Figaro Littéraire, Le Magazine Littéraire et La Revue des Deux Mondes. Enfin, il fait partie des jurys des prix Apollinaire et Max Jacob, est membre de l’Académie Mallarmé et tient le poste de Président de l’Association internationale des Amis de Valery Larbaud. Il a d'ailleurs obtenu le prix Larbaud en 1985 pour l'ensemble de son oeuvre.

Son premier ouvrage est consacré à Valery Larbaud et récompensé du prix Sainte-Beuve en 1963. Suivent d’autres études sur Johannes Brahms, Samuel Taylor Coleridge, Théophile Gautier, Paul Morand et Mathieu Bénézet, où l’on constate une attirance pour le romantisme et la modernité du début du XXe siècle. Outre ces monographies, on distingue son travail d’anthologiste, puisqu’il est l'auteur de trois ouvrages devenus des classiques et salués comme tels par la critique: La Poésie symboliste (Bernard Delvaille sera récompensé du prix Henri-Mondor en 1983 pour ses travaux sur le symbolisme et Mallarmé), La Nouvelle poésie française, qui dresse un état des lieux des espoirs poétiques au milieu des années 1970 et Mille et cent ans de poésie française, une somme de plus de mille pages répertoriant les grands poètes du XIè siècle au milieu du XXè siècle.

Bernard Delvaille est enfin l'auteur d'une oeuvre poétique réunie en 2006. Le poète y  développe les thèmes du voyage, de l'errance, du bonheur et de la

  • L'alcool, quel qu'il soit, et le sperme constituent un cocktail que très peu de barmen consentent à nous servir (Première phrase des Derniers outrages, Flammarion, 1982, p. 13).

 

  • Avec ta cravate achetée dans Burlington Arcade
tu as l'air de quoi le long des delphiniums du parc
au bord du lac dans l'odeur des tilleuls
après la pluie de huit heures du soir

 

Avec ton étui à cigarettes en or et tes Benson and Hedges
à quoi ressembles-tu devant ton whiskey irlandais
dans ce bar aux fumées blondes comme le pianiste
à minuit dans le bruit des glaçons dans les verres

 

Avec ta chemise entrouverte brodée à tes initiales
qu’attends-tu dans cette chambre d’hôtel bleue
qui ouvre sur les paulownias d'avant l'aube

 

Avec ton poignet aux veines vives et ta seringue
tu n’inspires pas confiance tu ne seras pas un beau mort
Tu vas donner du souci à la direction de l’hôtel.
(Oeuvre poétique, La Table Ronde, 2006)

Bibliographie[modifier]

Poésie[modifier]

  • Blues, Paris, éditions Escales, 1951
  • Train de vie, Paris, éditions Paragraphes, 1955
  • Enfance, mon amour, Rodez, éditions Subervie, 1957
  • Tout objet aimé est le centre d’un paradis, Paris, éditions Millas-Martin, 1958
  • Désordre, Paris, Seghers, 1967
  • Faits divers, Paris, Seghers, 1976
  • Le Vague à l’âme de la Royal Navy, Paris, La Répétition,1979
  • Blanche est l’écharpe d’Yseut, Mont-de-Marsan, Cahiers des Brisants, 1980
  • La Dernière légende lyrique, Mauregny-en-Haye, Cahiers de Mauregny, 1980
  • Poëmes (1951-1981), Paris, Seghers, 1982
  • Panicauts ou le voyage d'été, Vitry-sur-Seine, éditions Monologue, 1989
  • Œuvre poétique, Paris, La Table ronde, 2006 (ISBN 271032847X)

Récits, romans, journal[modifier]

Essais[modifier]

Anthologies[modifier]

  • La Poésie symboliste, Paris, Seghers, Paris, 1971, rééd. Paris, La Table Ronde, coll. « La Petite Vermillon », 2003
  • La Nouvelle poésie française, Paris, Seghers, 1974, édition revue et augmentée 1977
  • Mille et cent ans de poésie française, Paris, Robert Laffont, Bouquins, 1991 (ISBN 2221059824)
  • Le Goût de Londres, Paris, Mercure de France, 2004 (ISBN 2715224591)
Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Les Grands Poètes
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Jeudi 2 juin 2011 4 02 /06 /Juin /2011 10:21

 

 

 

Photo: Musique des arts

 

 

Prémio literário Principe das Astúrias

Prix littéraire Prince des Astúrias

 

  Beau garçon, je m'en souviens!

  Agora...

  Agora que Leonard Cohen ganhou o Prémio literário Principe

  das Astúrias de Letras 2011, com o livro:

«As três estações da raiva/ Les trois saisons de la rage”,

     la presse française se met au diapason.

  Trata-se do tempo que corre, das relações sentimentais, da

misticidade de dois mundos ocidente e oriente, um passeio              interminável entre dois séculos... com todas as mutações que

os envolvem.

Músico e poeta ainda, ele acabou de publicar

“Poems and Songs”.

  0Pintor, este publicou um livro sobre a sua obra.

  Nascido em Montréal em 1934, Cohen é cantor e compositor

  e, apesar dos seus 77 anos a cidade de Oviedo (Galicia), lui

  a offert un cadeau de remerciement.

  Je m’en souviens de son album « Songs of Leonard Cohen »,

  et de ses autres œuvres.

  Depuis de nombreuses années l’auteur vit en Californie dans

  un Monastère Bouddhiste où, il est devenu moine, sous le

  nom de Jikan.

  Ses poèmes, ils sont traduits en français.

 Rosario Duarte da Costa

Copyright

01/06/2011

 

www.bibliobs.nouvelobs.com

 

Leonard Cohen - Hallelujah
4 min - 16 déc. 2007
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Hallelujah - Leonard Cohen
7 min - 29 mai 2008
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Leonard Cohen - Hallelujah
5 min - 23 oct. 2006
dailymotion.com

Leonard Cohen, poète zen

02-06-11 à 08:30 Réagir

Le Prix Prince des Asturies 2011 vient de récompenser le grand folk-singer canadien, dans la catégorie «Littérature». Normal, diront ceux qui ont lu, par exemple, son

«Livre du désir».

Le chanteur Leonard Cohen (ici en février 2010), à qui l'on doit plusieurs recueils de poèmes comme "Flowers for Hitler" ou "le Livre du désir", a été récompensé en Espagne par le prestigieux prix Prince des Asturies (catégorie Littérature). (AFP)

Le chanteur Leonard Cohen (ici en février 2010), à qui l'on doit plusieurs recueils de poèmes comme "Flowers for Hitler" ou "le Livre du désir", a été récompensé en Espagne par le prestigieux prix Prince des Asturies (catégorie Littérature). (AFP)
 

Pendant vingt-cinq ans, Leonard Cohen a passé beaucoup de temps à méditer au centre zen du Mount Baldy, dirigé par son vieil ami Sasaki Roshi, grand maître, toujours partant pour une bonne biture. Un jour de 1999, le poète chanteur est redescendu de la montagne. Un cycle était bouclé. Rien à expliquer.

Dans «Ma vie en robe de moine», un des premiers poèmes du «Livre du désir», Leonard Cohen dit tout ça très bien:  

«Au bout d'un moment / On ne sait plus dire / Si c'est le manque d'une femme / Ou le besoin d'une cigarette / Et plus tard si c'est la nuit / Ou bien le jour / Et puis soudain on sait l'heure / On s'habille / On rentre chez soi / On allume / On se marie.»

Ce livre poèmes, textes libres, dessins et gravures mêlés -, on l'attendait depuis le «Livre de miséricorde» paru en 1985. Ca valait le coup de patienter.

Tout y est sec et lumineux comme des haïkus; absurde et profond comme des koâns, ces histoires paradoxales que les maîtres zen proposent à la méditation de leurs disciples. Leurs «solutions» sont souvent d'un humour dévastateur, proche de celui des questions talmudiques et des récits hassidiques qui baignèrent l'enfance du poète.

Sous l'humour, la mélancolie. Nostalgie de l'amour de l'amour, qui toujours se sera échappé, et le sablier de la vie qui s'écoule si vite...  

«Mon temps tire à sa fin / Et je n'ai toujours pas chanté / La vraie chanson, la grande chanson (...) / Un coup d'oeil dans la glace / Un clin d'oeil dans mon coeur / Me donne envie de la fermer à jamais.»

Mais nous, nous ouvrirons souvent ce «Livre du désir».

Bernard Loupias

«Le Livre du désir», par Leonard Cohen,
traduit par Jean-Dominique Brierre et Jacques Vassal,
Le Cherche Midi, 252 p., 18 euros.

Source : « le Nouvel Observateur » du 1er

 

 

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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