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Auteur des photos: José Luis Mendes www.olhares.com

Pourquoi j’aimé Aimé Césaire ?!
Tout d’abord parce que c’est un écrivain que j’admire. Par son écriture, son style,
la façon qu’il avait –bien à lui-, de dire les quatre vérités au moment où, on l’attendait
pas !
Ensuite, parce qu’il n’a jamais renié ses racines, de la même façon qu’il a embrassé
la France, dans la mer de la francophonie.
Césaire debout, dans le combat contre les chars de négriers traversant la mer de leur
désespérance…
Affirmation de soi, au milieu de ses racines; un nègre a le poids d’un homme ;
un nègre ne pourra avoir peur de sa négritude, qui lui vient de ses ancêtres, de sa terre,
de son histoire. Il n’est un Homme pigmenté de couleur !
Césaire l’érudit…qui a appris le Monde.
Il n’y avait pas de continent, de lieu, de civilisation d’où il était absent ! Il a défendu
le faible contre le fort ; la victime contre le bourreau ; il a encore combattu toute
forme d’exclusion (de la pauvreté au racisme et à la xénophobie) parce qu’il croyait à
l’être humain dans son humanité !
Il aimait la terre dans son mouvement ; et à la mer coulant avec toutes ses eaux !
Bouger c’est vivre la vie dans son mouvement ; du soleil à la lune ; de la terre à la mer.
Comme si, tournoyer donnait un sens à nos vies à l’intérieur de chacun de nous !
Un regard simple dans un œil entrouvert, afin de mieux saisir les lumières et ombres
(internes et externes)…
Un appel à nos consciences à travers ses mots écrits ou dits. Un exemple pour nous.
Il détruit, reconstruit ; il dépeint puis repeint, avec une nouvelle couleur …Il accuse
puis accueille celui qui se repentit de son acte.
En lui, la vie et la mort marchent toujours main dans la main.
Salut le Grand Poète,
celui que l’on aime.
27/10/2009
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Le whisky avait dénoué ses cheveux sales
et flottait sur le force des fusils
la carapace des tanks
et les jurons du juge
O jour non lagunaire
plus têtu que le bœuf du pays baoulé
qui a dit que l’Afrique dort
que notre Afrique se cure la gorge
mâche du kola boit de la bière de mil et se
rendort
la TSF du Gouverneur avait colporté ses mensonges
amassé le fiel dans la poche à fiel des journaux
c’était l’an 1950 au mois de février
qui dans le vocabulaire des gens de par ici s’appelera
la saison du soleil rouge
Cavally Sassandra Bandama
petits fleuves du mauvais nez qui à travers vase et pluie
d’un museau incertain cherchez
petits fleuves au ventre gros de cadavres
qui a dit que l’Afrique se terre frissonne
à l’harmattan a peur et se rendort
Histoire je conte l’Afrique qui s’éveille
les hommes
quand sous la mémoire hétéroclite des chicotes
ils entassèrent le noir feu noué
dont la colère traversa comme un ange
l’épaisse nuit verte de le forêt
Histoire le conte
l’Afrique qui a pour armes
ses poings nus son antique sagesse sa raison toute nouvelle
Afrique tu n’as pas peur tu combats tu sais
mieux que tu n’as jamais su tu regardes
les yeux dans les yeux des gouverneurs de proie
des banquiers périssables
belle sous l’insulte Afrique et grande de ta haute conscience
et si certain le jour
quand au souffle des hommes les meilleurs aura disparu
la tsé-tsé colonialiste
In Ferrements et autres poèmes
Ed. Points (pages 58/59)


"O espéctaculo vai começar..."
L'Afrique n'a pas encore dir son dernier mot...
Dansons pour l'Afrique!
Rosario Duarte da Costa
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