Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /Déc /2009 10:36

 







L'écrivain lusophone Paulo Coelho m'a adressé si gentillement cette histoire que je tiens à le remercier
et à joindre sur mon Blog, cette histoire pour la partager avec vous.
Joyeuses Fêtes de Noël et de Fin d'Année 2009.
Com um beijinho, amigo Paulo Coelho.
Rosario Duarte da Costa
Lyon-France
23/12/2009



Une histoire de Noël


Une vieille légende bien connue dont l’origine

est invérifiable raconte qu’une semaine avant Noël l’archange

Michel demanda à ses anges d’aller visiter la Terre ; il

désirait savoir si tout était prêt pour la célébration de la

naissance de Jésus-Christ. Il les envoya deux par deux,

toujours un vieil ange avec un plus jeune, de manière à se

faire une opinion plus complète de ce qui se passait dans la

Chrétienté.

L’un de ces duos fut désigné pour le Brésil, et

ils arrivèrent tard le soir. Comme ils n’avaient nulle part

où dormir, ils demandèrent abri dans une des grandes demeures

que l’on peut voir dans certains endroits à Rio de Janeiro.

Le maître de maison, un noble au bord de la

faillite (ce qui, soit dit en passant, arrive à beaucoup de

gens qui habitent cette ville), était un catholique fervent,

et il reconnut tout de suite les envoyés du Ciel aux auréoles

dorées qui surmontaient leur tête. Mais il était très occupé,

il préparait une grande fête pour célébrer Noël et il ne

voulait pas défaire la décoration presque terminée : il les

pria d’aller dormir dans la cave.

Bien que les cartes de voeux soient toujours

illustrées d’une chute de neige, au Brésil la date tombe en

plein été ; là où les anges furent envoyés, il faisait une

chaleur terrible, et l’air, chargé d’humidité, était quasi

irrespirable. Ils se couchèrent sur un sol dur, mais avant de

commencer ses prières, le vieil ange remarqua une fente dans

le mur. Il se leva, la répara en se servant de ses pouvoirs

divins, et retourna à sa prière nocturne. Ils passèrent une

nuit d’enfer, tellement il faisait chaud.

Ils dormirent très mal, mais ils devaient

accomplir la mission que Dieu leur avait confiée. Le

lendemain, ils parcoururent la grande ville – avec ses douze

millions d’habitants, ses plages et ses montagnes, ses

contrastes, ses beaux paysages et ses recoins horribles. Ils

remplirent des rapports, et quand la nuit tomba de nouveau,

ils entreprirent de se rendre dans l’intérieur du pays. Mais,

trompés par le décalage horaire, ils se trouvèrent de nouveau

sans lieu où dormir.

Ils frappèrent à la porte d’une humble maison, où

un couple vint les accueillir. Comme ils n’avaient pas accès

aux gravures médiévales qui représentaient les messagers de

Dieu, ils ne reconnurent pas les deux pèlerins – mais s’ils

avaient besoin d’un abri, la maison était à eux. Ils

préparèrent un dîner, présentèrent le petit nouveau-né et

offrirent leur propre chambre, s’excusant parce qu’ils

étaient pauvres, il faisait très chaud, mais ils n’avaient

pas d’argent pour acheter un appareil d’air conditionné.

Quand les pèlerins se réveillèrent le jour

suivant, ils trouvèrent le couple en larmes. Leur seule

possession, une vache qui donnait du lait, du fromage et de

quoi nourrir la famille, avait été retrouvée morte dans le

champ. Ils prirent congé des visiteurs, honteux de ne pouvoir

préparer un petit déjeuner.

Tandis qu’ils marchaient sur la route de terre,

le jeune ange manifesta sa révolte :

« Je ne peux pas comprendre cette manière

d’agir ! Le premier homme avait tout ce dont il avait besoin,

et pourtant tu l’as aidé. Quant à ce pauvre couple qui nous a

si bien reçus, tu n’as rien fait pour soulager sa

souffrance !

– Les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent,

dit le vieil ange. Quand nous étions dans cette horrible

cave, j’ai remarqué qu’il y avait beaucoup d’or emmagasiné

dans le mur de cette grande maison, laissé là par un ancien

propriétaire. La fente laissait voir une partie du trésor, et

j’ai décidé de le cacher de nouveau, parce que le maître de

maison ne savait pas aider ceux qui en avaient besoin.

« Hier, pendant que nous dormions dans le lit que

le couple nous avait offert, j’ai noté qu’un troisième invité

était arrivé : l’ange de la mort. Il était envoyé pour

emmener l’enfant, mais comme je le connais depuis des années,

je l’ai convaincu de prendre la vie de la vache à sa place.

« Souviens-toi du jour que l’on se prépare à

fêter. Comme les gens accordent beaucoup de valeur à

l’apparence, personne n’a voulu recevoir Marie. Mais les

bergers l’ont accueillie, et pour cette raison, ils ont eu la

grâce d’être les premiers à contempler le sourire du Sauveur

du Monde. »


Auteur:Paulo Coelho


Ce jour de reprise de contact avec vous, j'ai lu sur ma boîte mail ce que je transcris ici.

Merci à l'auteur, Meilleurs Voeux pour Bonne Année 2010.
Je ne manquerai pas d'ajouter au cour de cette année, d'autres textes de Paulo Coelho.
Amicalenment.
Rosario Duarte da Costa
06/01/2009

 

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Fan de Coehlo sur l'article Paulo Coelho"Une histoire de Noël"!, sur votre blog caligrafias-iberes

Extrait du commentaire:

Merci Paulo pour cette belle histoire.
Merci aussi à vous de l'avoir publiée!

Que l'année 2010 vous apporte joie et bonheur.


voir le commentaire

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Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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