Lundi 31 août 2009 1 31 /08 /Août /2009 12:35






 

Circa Art Magazine - Online reviews - Seydou Keïta: Gallery 2, Douglas Hyde Gallery, Dublin, February - April 2006
Photos extraites de: http://vi.sualise.us.com

no description

Ce n’est qu’un clin d’œil à ce Continent Africain, et une pensée particulière

pour un ami que je n’ai plus revu depuis les années 1970.Il s’agit du poète

Angolais Ruy Burity da Silva.

Je lui dédie ce poème :

 

J’aime particulièrement ce grand poète francophone qui fut Aime Césaire.

C’est pourquoi, j’ai voulu transmettre la musique et les mots de ce beau poème

qui parle de l’Afrique.

Si depuis cette époque beaucoup de progrès ont eu lieu dans ce continent, il ne

reste pas moins qu’il reste encore beaucoup à faire et, nous européens devrons

aider l’Afrique.

Il ne suffira pas de l‘exploiter (en lui soutirant ses ressources) pour le profit de

nos économies, il faudra veiller au respect de la terre et des hommes et femmes

qui sont issus d’elle.

Rosario Duarte da Costa

Copyright

28/08/2009

 

photo tunnel - Africa

 

Africa

A Negress (of Angola origin), Eastern Brazil.
Photos extraites de: http://vi.sualise.us.com

continue.com.br/05/06/2008/afrika-fotografand ...

Aimé Césaire

 

AFRIQUE

 

la tiare solaire à coups de crosse enfoncée jusqu’au cou

ils l’ont transformée en carcan ;ta voyance

ils l’ont crevé les yeux, prostitué ta face pudique ;

emmuselé , hurlant qu’elle était gutturale,

ta voix, qui parlait dans le silence des ombres.

 

Afrique,

ne tremble pas le combat est nouveau,

le flot vif de ton sang élabore sans faillir

constante une saison ; la nuit c’est aujourd’hui au fond

des mares

le formidable dos instable d’un astre mal endormi,

et poursuis le combat -n’eusses-tu pour conjurer

l’espace que l’espace de ton nom irrité de sécheresse.

 

Boutis boutis

            terre trouée de boutis

sacquée

            tatouée

                        grand corps

massive défigure où le dur groin fouilla

 

Afrique les jours oubliés qui cheminent toujours

aux coquilles recourbées dans les doutes du regard

jailliront à la face publique parmi d’heureuses ruines,

dans la plaine

l’arbre blanc aux secourables mains ce sera chaque

arbre une tempête d’arbres parmi l’écume non pareille

et les sables,

les choses cachées remontent en pente des musiques

endormies,

une plaie d’aujourd’hui est caverne d’orient,

un frissonnement qui sort des noirs feux oubliés, c’est ;

des flétrissures jaillit de la cendre des paroles amères

de cicatrices, tout lisse et nouveau, un visage

de jadis, caché oiseau craché, oiseau frère du soleil.

Aimé Césaire

In : Ferrements et Autres Poèmes

 

 

orbita.starmedia.com/dartagnan6/fundo.htm


www.brasilescola.com/geografia/savana.htm


Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Poésie - Communauté : Les Grands Poètes
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