Partager l'article ! Aimé Césaire:Ce n’est qu’un clin d’œil à ce Continent Africain, et une pensée particulière pour Ruy Burity da Silva!: ...
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Photos extraites de: http://vi.sualise.us.com
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pour un ami que je n’ai plus revu depuis les années 1970.Il s’agit du poète
Angolais Ruy Burity da Silva.
Je lui dédie ce poème :
J’aime particulièrement ce grand poète francophone qui fut Aime Césaire.
C’est pourquoi, j’ai voulu transmettre la musique et les mots de ce beau poème
qui parle de l’Afrique.
Si depuis cette époque beaucoup de progrès ont eu lieu dans ce continent, il ne
reste pas moins qu’il reste encore beaucoup à faire et, nous européens devrons
aider l’Afrique.
Il ne suffira pas de l‘exploiter (en lui soutirant ses ressources) pour le profit de
nos économies, il faudra veiller au respect de la terre et des hommes et femmes
qui sont issus d’elle.
Copyright
28/08/2009
la tiare solaire à coups de crosse enfoncée jusqu’au cou
ils l’ont transformée en carcan ;ta voyance
ils l’ont crevé les yeux, prostitué ta face pudique ;
emmuselé , hurlant qu’elle était gutturale,
ta voix, qui parlait dans le silence des ombres.
Afrique,
ne tremble pas le combat est nouveau,
le flot vif de ton sang élabore sans faillir
constante une saison ; la nuit c’est aujourd’hui au fond
des mares
le formidable dos instable d’un astre mal endormi,
et poursuis le combat -n’eusses-tu pour conjurer
l’espace que l’espace de ton nom irrité de sécheresse.
Boutis boutis
terre trouée de boutis
sacquée
tatouée
grand corps
massive défigure où le dur groin fouilla
Afrique les jours oubliés qui cheminent toujours
aux coquilles recourbées dans les doutes du regard
jailliront à la face publique parmi d’heureuses ruines,
dans la plaine
l’arbre blanc aux secourables mains ce sera chaque
arbre une tempête d’arbres parmi l’écume non pareille
et les sables,
les choses cachées remontent en pente des musiques
endormies,
une plaie d’aujourd’hui est caverne d’orient,
un frissonnement qui sort des noirs feux oubliés, c’est ;
des flétrissures jaillit de la cendre des paroles amères
de cicatrices, tout lisse et nouveau, un visage
de jadis, caché oiseau craché, oiseau frère du soleil.
Aimé Césaire
In : Ferrements et Autres Poèmes
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