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Auteur: Miguel Dias www.olhares.com

auteur: Renato Brandao www.olhares.com
Entre Les Campagnes hallucinées et Les villes tentaculaires »
Emile Verhaeren est franco-suisse. Né à Saint-Amand en Belgique en 1855,
il est axé sur les études de droit mais s’est tourné très tôt vers la poésie.
Avec des liaisons amicales d’écrivains et artistes il a participé à la création
d’une revue littéraire intitulée « La jeune Belgique ».
Tourné vers les naturalistes lire « Les Flamandes », il se plie vers le mysticisme
voir « Les Moines » en 1886. Puis, suite à une crise psychologique il écrit
« Les Soirs » et « Les Débâcles » qui démontrent sa prise de conscience du
changement des campagnes qui se vident, de l’agrandissement des villes avec
l’industrialisation, le prolétariat …
C’est alors qu’il accompagne le monde ouvrier et socialiste tout en continuant
A écrire : « Les Campagnes hallucinées » puis « Les Villes tentaculaires » et
« Les Forces tumultueuses »…
C’est lui l’auteur de « Les villes tentaculaires » démontrant l’industrialisation
des villes avec les bruits assourdissants, le paysage qui change avec l’activité
des ports et des gares, les campagnes qui se vident tandis que la misère et la
prostitution gonflent démesurément !
Peu à peu, avec sa façon de s’exprimer, sa conviction, les gens adhérent de plus
en plus à sa pensée et, il devient connu en Europe.
Parmi ses amis Romain Rolland et Stefan Zweig avec qui il partage ses
pensées et la nausée de ce monde qui crée des pauvres et de la guerre.
Cependant Verhaeren n’est pas à considérer comme quelqu’un qui n’aime pas
le progrès ou qui ne croît pas à l’homme. Il a des convictions, des espoirs, il croît
au lendemain mais, un lendemain plus beau, plus juste, plus humain, où la lumière
tomberait enlacée à l’ombre pour en faire un tableau de toute beauté !
Il croît à l’homme universel, comme il dit :
« L’universel baiser qui fait s’aimer les mondes. »
20/07/2009
Copyright
On le croyait fondateur de la ville,
Venu de pays clairs et lointains,
Avec sa crosse entre les mains,
Et, sur son corps, une bure servile.
Pour se faire écouter il parlait par miracles,
En des clairières d’or, le soir, dans les forêts,
Où Loge et Thor carraient leurs symboles épais
Et tonnaient leurs oracles.
Il était la tristesse et la douceur
Descendue autrefois, à genoux, du calvaire,
Vers les hommes et leur misère
Et vers leur cœur.
Il accueillait l’humanité fragile :
Il lui chantait le paradis sans fin
Et l’endormait dans un rêve divin,
Le front posé sur l’évangile.
Plus tard, le roi, le juge, et le bourreau
Prirent son verbe et le faussèrent ;
Et les textes autoritaires
Apparurent, tels les glaives, hors du fourreau.
Contre la paix qu’il avait inclinée
Vers tous, de son geste clément
La vie, avec ses cris et des sursauts déments,
Brusque et rouge, fut dégainée.
Mais il lui resta le clair apôtre au front vermeil,
Aux yeux remplis de patience et d’indulgence,
Et la pieuse et populaire intelligence
Puisait auprès de lui la force et le conseil.
On l’invoquait par des fièvres et pour les peines
On le fêtait en mai, un soir tombant,
Et les mères et les vieillards et les enfants
Venaient baigner leurs maux dans l’eau de la fontaine.
Son nom large et sonore d’amour
Marquait la fin des longues litanies
Et des complaintes infinies
Que l’on chantait depuis toujours.
Et se perpétuant, près d’un portail roman,
En une image usée et tremblotante,
Qui écoutait, dans la poitrine
Haletante des tours,
Les bourdons lourds clamer au firmament.
Auteur: Renato Brandao www.olhares.com

auteur: Renato Brandao www.olhares.com
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