Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 10:36

As palavras que nunca te direi...
Photos de Ernesto Rodrigues www.olhares.com

O portão que não se abre


“Esta é a ditosa Pátria minha amada”

Luis de Camões

Lisboa - Praça Luís de Camões
www.blogspot.com
olhares sobre Lisboa 


Pátria poema dramático de
Guerra Junqueiro (23 cenas

em versos pares alexandrinos, hendecassílabos heróicos,

 sáficos e octosí labos.Obra  de revolta contra a submissão

do poeta ao monarquismo e ao clero...


Lisboa - Fernando Pessoa

Lisboa - Travessa do Sequeiro
Acordar em Lisboa...

Lisboa - Basílica da Estrela

Lisboa - Basílica da Estrela




Lisboa - Rua da Horta Seca

Lisboa - Rua da Rosa
www.blogspot.com olhares sobre Lisboa 

Lisboa - Rua de S. Bento

 
Lisboa - Igreja de Jesus

Lisboa - Calçada do Combro



Pátria local, país onde nasceste e do qual és cidadão...

Mãe pátria a terra que te gerou...Terra, ar, fogo, água...E o  mar com

o azul do céu e o sal da Lingua!

 

Lisbonne on la dit fondée par les Phéniciens (du XII au V s. avant J.C.)

la légende voulant qu’elle fût créée par Ulysse. Celle qui a vu passer

les Grecs, les Romains, les Alains, les Vandales, les Wisigoths et 

Maures, (ces derniers lui ont donné un aspect arabe) telles les maisons

protégées par des murs longs avec des fontaines à l’intérieur, avec des

orangers plantés.

 

Lisbonne de Afonso Henriques (fils d’Henri – conte de Bourgogne-)

premier roi du Portugal (en France régnait en ces temps-là Louis VII)

qui l’a récupérée aux maures en 1147 après des reconquêtes durant

son règne et est devenue une ville catholique.

 

Lisbonne ancienne, territoire de la « saudade » qui s’étend sur tout le

pays. Belle la capitale avec ses pavés, des rues étroites depuis les temps

des ombres noires, et des lumières restreintes.

On se promène depuis les vieux temps entre odeurs de cuirs, de soies,

d’essences précieuses, d’épices…qui ont débarqué avec des esclaves

venus d’Afrique dans les caravelles anciennes!

 

Lisbonne ville blanche regorgeant de richesses a depuis les Découvertes

Maritimes avait la face haute et regardait le monde avec son port qui

avait pris une place prépondérante où accouraient des bateaux de toute

l’Europe ! 

Cependant la convoitise étrangère était grande et suite à la bataille

D’Alcacer Quibir, elle s’est trouvée en grand désespoir. Le duc d’Elbe

 –en Espagne- entra dans la ville et la mît sous occupation espagnole.

 

Malgré cela la capitale continua de s’agrandir en profitant de toutes les

richesses venant de l’Orient et du Brésil. Autour du couvent jésuite

São Roque on créa un nouveau quartier le Bairro Alto « Haut Arrondisse-

ment ».

D. João V roi du Portugal dépensa des fortunes pour habiller la ville :

des couvents, palais, des carrosses (dont on peut voir aujourd’hui la beauté

au Musée des Carrosses), des ornements fastueux pour les églises et palais

ainsi que des mosaïques et porcelaines de très grande beauté…

 

Pourtant, ce bonheur va être frappé par un horrible tremblement de terre

en 1755 qui a jeté à terre la ville, le Tage en colère grimpant sur Lisbonne

qui a perdu connaissance durant cinq jours et cinq nuits. Beaucoup

d’édifices furent détruits, des palais, des églises, le monde a comprit

l’ampleur de telle sorte que Voltaire lui-même avait dit que « la

catastrophe a fait plus de trente mille victimes » !

 

Dans un total désarroi ce fut le Marquis de Pombal qui a pris la décision

de tout refaire. Pour cela il apporta tous les moyens nécessaires à sa

reconstruction et en plus à sa modernisation. C’est ainsi que Lisbonne

se releva peu à peu de toutes ses blessures, avec un Nouveau Style

appelé « style pombalin » où l’alignement des rues, des façades, la mise

en place d’égouts  la rend véridiquement belle et attractive !

 

C’est alors que Junot n’hésite pas à l’envie de la posséder (comme nos frères

Espagnols), mais on a su et on a pu combattre et renvoyer Junot en France !

 

Depuis ces temps là Lisbonne a encore beaucoup changé. Généralement pour

le mieux.  

 

De plus en plus belle, de plus en plus imposante elle était et est toujours

la fierté du peuple portugais !

 

Lisbonne du château São Jorge ( ancienne forteresse maure), du Tage

ce grand et beau serpent qui s’en va coucher dans la Mer de Paille

sans regrets !

 

Se  « réveiller à Lisbonne » comme l’a écrit Pessoa c’est magnifique !

Lisbonne, que du bonheur caché derrière les paupières, des rues qui montent

et descendent  depuis le temps où des  belles femmes et des bordels,
des marins de toutes
races et de toutes langues…s'élevaient dans la ville! 

Ville des odeurs, du sel des eaux et des larmes, des fleurs et des fruits.

Cité des roses et violettes, embaumée de citron et orangers du Carmo

jusqu’à Belém devant les Jerónimos (où Camões s’est vu immortalisé

avec ses os ( ?!) transportés vers un tombeau à son nom), ce beau

travail issu de la tête et des mains des portugais avec des gestes nés
du travail et des outils après les découvertes
maritimes ( couvertures d'or,
ciselés, arabesques divers !

Lisbonne déesse aux sept mamelles qui a troublé le Tage !

Les panoramas de la ville vus du haut des sept collines sont divers,

beaux et attendrissants.

 

Cette vieille ville :

 

Lisbonne où l’on chantait le Fado (chanson du destin ou de la destinée…,

lamentation et fatalité, habillant la capitale et Coimbra-cette dernière

avec les sérénades étudiantes !

 

Lisbonne des petits cafés où l’on rentrait pour écouter un fado :

                         -le fado perdu

                         -le fado mineur

                         -le fado ginginha

                         -le fado parlé…

mais toujours le Fado si bien chanté par Amália Rodrigues qui a réussi

à caler des textes des plus grands poètes portugais -comme Camões.

Dès le début du xx siècle on devenait « Fadista » -chanteur de fado avec

une autorisation de l’administration portugaise qui délivrait une carte

professionnelle. Les textes (du fait que le Portugal avait basculé dans

une dictature) étaient préalablement soumis aux autorités portugaises

pour autorisation…

Si le Fado a perdu un peu de sa beauté initiale, car beaucoup d’auteurs

font du tout et du n’importe quoi sous le nom de « Fado », il ne reste

pas moins que ce type de chant accompagné de la guitare et de la viole

est inscrit dans les veines du peuple Lusitanien.

 

Et, c’est là que l’on retrouve sa « Patrie »…avec la terre, son histoire,

ses écrivains poètes et chanteurs, qui sont le fil conducteur de la mémoire

d’un peuple au sein de sa Patrie !

Rosario Duarte da Costa

30/06/2009

Copyright

 

 

 

Lisboa - Travessa do Ferragial
Lisboa - Calçada de São Francisco

Lisboa - Rua da Conceição

Lisboa - Rua da Conceição

Lisboa - Sé (Cathedral) 

 



Lisboa - R. Augusto Rosa


Lisboa - from Portas do Sol


Lisboa - from Portas do Sol


Lisboa - Beco do Frois



Lisboa - Mosteiro de São Vicente de Fora (sacristy)

Lisboa - Mosteiro de São Vicente de Fora (King D.Carlos and Prince Luis Filipe tomb)
Lisboa - Mosteiro de São Vicente de Fora (sacristy)





Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Dialogues - Communauté : Caligrafias Poéticas!
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