Partager l'article ! PATRIE/PATRIA!: Photos de Ernesto Rodrigues www.olhares.com “Esta é a ditosa Pátria minha amada” Lu ...

Photos de Ernesto Rodrigues www.olhares.com

www.blogspot.com olhares sobre Lisboa
Pátria poema dramático de Guerra Junqueiro (23 cenas
em versos pares alexandrinos, hendecassílabos heróicos,
sáficos e octosí labos.Obra de revolta contra a submissão
do poeta ao monarquismo e ao clero...


Acordar em Lisboa...




www.blogspot.com olhares sobre Lisboa

Pátria local, país onde nasceste e do qual és cidadão...
Mãe pátria a terra que te gerou...Terra, ar, fogo, água...E o mar com
o azul do céu e o sal da Lingua!
Lisbonne on la dit fondée par les Phéniciens (du XII au V s. avant J.C.)
la légende voulant qu’elle fût créée par Ulysse. Celle qui a vu passer
les Grecs, les Romains, les Alains, les Vandales, les Wisigoths et
Maures, (ces derniers lui ont donné un aspect arabe) telles les maisons
protégées par des murs longs avec des fontaines à l’intérieur, avec des
orangers plantés.
Lisbonne de Afonso Henriques (fils d’Henri – conte de Bourgogne-)
premier roi du Portugal (en France régnait en ces temps-là Louis VII)
qui l’a récupérée aux maures en 1147 après des reconquêtes durant
son règne et est devenue une ville catholique.
Lisbonne ancienne, territoire de la « saudade » qui s’étend sur tout le
pays. Belle la capitale avec ses pavés, des rues étroites depuis les temps
des ombres noires, et des lumières restreintes.
On se promène depuis les vieux temps entre odeurs de cuirs, de soies,
d’essences précieuses, d’épices…qui ont débarqué avec des esclaves
venus d’Afrique dans les caravelles anciennes!
Lisbonne ville blanche regorgeant de richesses a depuis les Découvertes
Maritimes avait la face haute et regardait le monde avec son port qui
avait pris une place prépondérante où accouraient des bateaux de toute
l’Europe !
Cependant la convoitise étrangère était grande et suite à la bataille
D’Alcacer Quibir, elle s’est trouvée en grand désespoir. Le duc d’Elbe
–en Espagne- entra dans la ville et la mît sous occupation espagnole.
Malgré cela la capitale continua de s’agrandir en profitant de toutes les
richesses venant de l’Orient et du Brésil. Autour du couvent jésuite
São Roque on créa un nouveau quartier le Bairro Alto « Haut Arrondisse-
ment ».
D. João V roi du Portugal dépensa des fortunes pour habiller la ville :
des couvents, palais, des carrosses (dont on peut voir aujourd’hui la beauté
au Musée des Carrosses), des ornements fastueux pour les églises et palais
ainsi que des mosaïques et porcelaines de très grande beauté…
Pourtant, ce bonheur va être frappé par un horrible tremblement de terre
en 1755 qui a jeté à terre la ville, le Tage en colère grimpant sur Lisbonne
qui a perdu connaissance durant cinq jours et cinq nuits. Beaucoup
d’édifices furent détruits, des palais, des églises, le monde a comprit
l’ampleur de telle sorte que Voltaire lui-même avait dit que « la
catastrophe a fait plus de trente mille victimes » !
Dans un total désarroi ce fut le Marquis de Pombal qui a pris la décision
de tout refaire. Pour cela il apporta tous les moyens nécessaires à sa
reconstruction et en plus à sa modernisation. C’est ainsi que Lisbonne
se releva peu à peu de toutes ses blessures, avec un Nouveau Style
appelé « style pombalin » où l’alignement des rues, des façades, la mise
en place d’égouts la rend véridiquement belle et attractive !
C’est alors que Junot n’hésite pas à l’envie de la posséder (comme nos frères
Espagnols), mais on a su et on a pu combattre et renvoyer Junot en France !
Depuis ces temps là Lisbonne a encore beaucoup changé. Généralement pour
le mieux.
De plus en plus belle, de plus en plus imposante elle était et est toujours
la fierté du peuple portugais !
Lisbonne du château São Jorge ( ancienne forteresse maure), du Tage
ce grand et beau serpent qui s’en va coucher dans la Mer de Paille
sans regrets !
Se « réveiller à Lisbonne » comme l’a écrit Pessoa c’est magnifique !
Lisbonne, que du bonheur caché derrière les paupières, des rues qui montent
et descendent depuis le temps où des belles femmes et des bordels,
des marins de toutes
races et de toutes langues…s'élevaient dans la ville!
Ville des odeurs, du sel des eaux et des larmes, des fleurs et des fruits.
Cité des roses et violettes, embaumée de citron et orangers du Carmo
jusqu’à Belém devant les Jerónimos (où Camões s’est vu immortalisé
avec ses os ( ?!) transportés vers un tombeau à son nom), ce beau
travail issu de la tête et des mains des portugais avec des gestes nés
du travail et des outils après les découvertes
maritimes ( couvertures d'or,
ciselés, arabesques divers !
Lisbonne déesse aux sept mamelles qui a troublé le Tage !
Les panoramas de la ville vus du haut des sept collines sont divers,
beaux et attendrissants.
Cette vieille ville :
Lisbonne où l’on chantait le Fado (chanson du destin ou de la destinée…,
lamentation et fatalité, habillant la capitale et Coimbra-cette dernière
avec les sérénades étudiantes !
Lisbonne des petits cafés où l’on rentrait pour écouter un fado :
-le fado perdu
-le fado mineur
-le fado ginginha
-le fado parlé…
mais toujours le Fado si bien chanté par Amália Rodrigues qui a réussi
à caler des textes des plus grands poètes portugais -comme Camões.
Dès le début du xx siècle on devenait « Fadista » -chanteur de fado avec
une autorisation de l’administration portugaise qui délivrait une carte
professionnelle. Les textes (du fait que le Portugal avait basculé dans
une dictature) étaient préalablement soumis aux autorités portugaises
pour autorisation…
Si le Fado a perdu un peu de sa beauté initiale, car beaucoup d’auteurs
font du tout et du n’importe quoi sous le nom de « Fado », il ne reste
pas moins que ce type de chant accompagné de la guitare et de la viole
est inscrit dans les veines du peuple Lusitanien.
Et, c’est là que l’on retrouve sa « Patrie »…avec la terre, son histoire,
ses écrivains poètes et chanteurs, qui sont le fil conducteur de la mémoire
d’un peuple au sein de sa Patrie !
Rosario Duarte da Costa
30/06/2009
Copyright



Derniers Commentaires