Auteurs Lusophones...

Vendredi 7 janvier 2011 5 07 /01 /Jan /2011 09:55

 

 

 

Janela aberta para o Tejo

Auteur des Photos sur cette page: Alvaro Dias "olhares.com"

Alcantara Terra

 

Traduction d’un Poème de Fernando Pessoa!

 

“Não basta abrir a janela

Para ver os campos e o rio.

Não é bastante não ser cego

Para ver as árvores e as flores.

É preciso também não ter filosofia nenhuma.

Com filosofia não há árvores: há ideias apenas.

Há só cada um de nós, como uma cave.

Há só uma janela fechada, e todo o mundo lá fora.

É um  sonho do que se poderia ver se a janela se abrisse,

Que nunca é o que se vê quando se abre a janela.”

( Fernando Pessoa-in Obras Completas)

 

Gaivotas

Traduction:

 

“Il ne suffit pas d’ouvrir la fenêtre

Pour voir les champs et le fleuve.

Ce n’est pas assez ne pas être aveugle

Pour regarder les arbres et les fleurs.

Il est aussi nécessaire de ne pas avoir une philosophie.

Avec la philosophie il n’y a pas d’arbres : il y a seulement des idées.

Il y a seulement en chacun de nous, comme une cave.

Il y a seulement une fenêtre fermée, et tout le monde dehors.

C’est un rêve de ce que l’on aurait dû voir si la fenêtre s’ouvrait,

Qui n’est jamais ce que l’on voit quand la fenêtre s’ouvre. »

Traduction: Rosario Duarte da costa ( Fernando Pessoa-in Obras Completas)

Rosario Duarte da Costa

Copyright

0601/2011

 

Gaivotas na areia

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 11:00

 

 

Art et culture Lusophone!

Malangatana –Peintre du Mozambique

 

Malangatana, peintre  Lusophone (du Mozambique), vient de

s’éteindre au Portugal, laissant un grand vide dans le monde des

Arts et de la culture lusophones !

L’artiste fut un combattant contre  la colonisation portugaise au Mozambique, son art « s’inscrit dans l’universalité » et, dans le reconstruction de son pays –en tant qu’Etat indépendant.

Mia Couto le poète mozambicain a aussi manifesté une très

grande tristesse par la disparition du Maître, qui fut l’Ambassadeur

de son pays à l’étranger, avec la multiplicité des visages et des

masques africains, (à travers la peinture, sculpture mais aussi le

dessin, œuvres dont certaines se trouvent à la Fondation Calouste Gulbenkian !

Rosario Duarte da Costa

Copyright

 

Malangatana

 

05/01/2011

www.unesco.org

LE PEINTRE MOZAMBICAIN MALANGATANA EST NOMME "ARTISTE DE L’UNESCO POUR LA PAIX"

Paris, 29 octobre {No. 97-191}- En présence du Président de la République du Mozambique, Joaquim Alberto Chissano, en visite aujourd’hui à l’UNESCO, le peintre mozambicain Malangatana a été nommé d’Artiste de l’UNESCO pour la paix par le Directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor.

Lors de la remise de ce titre, le Directeur général a salué en Malangatana « beaucoup plus qu’un créateur, beaucoup plus qu’un artiste: quelqu’un qui démontre qu’il y a un langage universel, le langage de l’art, qui nous permet de faire passer un message de paix, un message refusant l’horreur de la guerre ».

Pour sa part, le peintre Malangatana a affirmé l’importance de la solidarité et a tenu à souligner que « l’honneur qui venait de lui être fait n’était pas destiné à lui seul. Il est rendu aussi aux mères, aux enfants, à tous ceux qui souffrent ».

Considéré comme un des meilleurs artistes africains contemporains, Malangatana a exposé dans de nombreux pays d’Afrique, d’Asie et d’Europe. Son oeuvre est déjà présente au Musée national d’art du Mozambique ainsi que dans des galeries ou collections personnelles d’Angola, d’Inde, du Nigeria, du Portugal et du Zimbabwe.

Malangatana avait réalisé une fresque à Maputo, en septembre dernier, durant la Conférence de l’UNESCO sur la culture de paix et la gouvernance. Il réalise ces jours-ci une nouvelle oeuvre à la Maison de l’UNESCO sur le thème Jeunesse et Paix

 

 

 

www.ambafrance.mz.org

 

RSS

Malangatana Commandeur des Arts et des Lettres

Celui que l’on nomme tendrement « le maître », l’artiste plasticien Malangatana Nguenya, a été nommé, le jeudi 20 septembre, Commandeur des Arts et des Lettres par M. Thierry Viteau, Ambassadeur de France.

La cérémonie, qui a eu lieu à la résidence de France, a été honorée de la présence de M. Aires Aly, Ministre mozambicain de l’éducation et de la culture, du photographe Ricardo Rangel (décoré récemment Officier des arts et des lettres par la France), de M. Eneas Comiche, Maire de la Ville de Maputo, ainsi que des cinéastes invités du festival du film documentaire « Dockanema », des membres du corps diplomatique, de la presse locale et étrangère, de la famille et des amis de Malangatana Nguenya.

Dans son allocution, l’Ambassadeur a souligné que parmi les raisons qui ont incité la France à élever au grade de « Commandeur des arts et des lettres » cette grande personnalité artistique et politique, il y a la relation privilégiée qu’il entretient avec la France depuis sa première exposition au Musée de l’Homme à Paris dans les années 70, la diffusion de son art dans le monde entier et la diversité de son œuvre.

Pour sa part, le maître Malangatana, francophile et francophone a souligné durant son intervention chargée d’émotion, que la France est un pays qui contribue de manière importante au développement de la culture et de la politique dans le monde. C’est ce pays qui accueille les grands idéalistes africains dans des moments critiques et qui permet la diffusion de la culture de beaucoup de pays.

La cérémonie a donné lieu à la présentation de quelques unes des œuvres préférées du peintre, de chants et de danses traditionnels du Mozambique. Après la décoration, M. Viteau a par ailleurs offert à l’artiste certains de ses titres préférés de la chanson française (Edith piaf

 

 

www.amigos-de-mocambique.org

 

Malangatana, monstre sacré

Malangatana, sem titulo, serigrafia, 1983, coll.priv.

 

 

 

 

malangatana, 1983Malangatana Valente Ngwenya est sans doute l'artiste le plus renommé - sur le plan international - du Mozambique. De sa nation, il est en tout cas un ambassadeur culturel indiscuté. Né en 1936 au Sud du Mozambique, au village de Matalana, il bénéficia, chose assez rare à l'époque, de l'éducation élementaire par les missionnaires protestants et fréquenta par la suite une école catholique. Cette éducation ne l'éloigna pas de ses racines culturelles : comme tous les garçons Ronga, il fut initié selon les coutumes ancestrales. Il apprit, auprès de sa tante, son oncle et de son grand père, des éléments de médecine traditionnelle. C'est à douze ans qu'il travailla pour la première fois en ville, à Lourenço Marquès (aujourd'hui Maputo), accomplissant divers petits métiers dont celui de "ball boy" au club de tennis. C'est là qu'un membre du club reconnut ses talents artistiques et l'encouragea à étudier l'art, auprès d'un artiste du cercle artistique "Nucleo de arte", João Aires. Il suivit aussi des cours de peinture décorative à l'Ecole industrielle, ayant comme maître le peintre Garizo do Carmo.

Le public eut l'occasion de découvrir ses œuvres lors d'un salon, en 1959, et sa première exposition individuelle eut lieu en 1961. Il avait 25 ans. S'inscrivant dans le courant indigéniste, la publication de ses poèmes dans le journal "Black Orpheu" et dans une "anthologie de la poésie moderne d'Afrique" en 1963 lui valut une notoriété certaine mais il attira aussi l'attention des autorités coloniales. L'année suivante, il fut emprisonné durant 18 mois par la police secrète portugaise qui lui soupçonnait des sympathies pour le Frelimo. En 1971, une bourse de la fondation Gulbakian lui permit d'étudier la gravure et la céramique.

A l'indépendance, il fut chargé de nombreuses œuvres publiques, dont les peintures murales du musée d'Histoire naturelle, du Centre d'Etudes Africaines de l'Université Eduardo Mondlane. Il collabora en outre à l'établissement du Musée national d'art, du Centre d'Etudes culturelles et du Centre pour les arts. Il fut un des fondateurs du "Mouvement mozambicain pour la paix". Son œuvre et son engagement social lui valut de nombreuses distinctions honorifiques tant au Mozambique qu'à l'étranger. Une de ses réalisations les plus intéressantes est l'Association du Centre culturel de Matalana, dont il est actuellement directeur. Cette association est un projet de développement intégré basé sur une formation professionnelle et la création de petites entreprises. Ce projet témoigne d'une approche ethno-anthropologique et écologique intéressante, par notamment, la primauté accordée aux technologies appropriées et à l'aspect culturel et artistique.

Une œuvre prolifique et foisonnante.

La profusion est ce qui caractérise peut être le plus sa peinture : profusion de vie, profusion de corps, d'hommes, de femmes, d'animaux… une unité fondamentale lie l'homme à son environnement sans que ne se distingue une frontière nette entre la condition humaine et la destinée naturelle. La peinture de Malangatana est fortement enracinée dans une tradition culturelle où se discerne les échos, à peine assourdis par la modernité, de la mythologie ronga. Les couleurs sont vives et chaleureuses : les ocres, rouges et bleus dominent un univers où les perspectives du réel s'efface devant l'intensité d'une vie intérieure, vibrante pourtant des turbulences de l'histoire. On sent l'amitié profonde de l'artiste pour son peuple que ni la misère, ni la faim, ni la peur et la mort qu'apportent les guerres ne parviennent à effacer la volonté farouche de vivre.

Chez Malangatana les foules sont agglutinées, comme ces cohues animées que l'on observe fréquemment sur les marchés, dans les bus surbondés, ou, dans ces interminables files d'attente qui marquaient, devant les épiceries et les boulangeries, la vie mozambicaine en temps de guerre. Mais si la densité des corps qui s'entremêlent, la proximité et la multiplicité des visages, expriment parfois la pesanteur d'un destin marqué par la misère, elle signifie aussi la force vitale d'une société soudée, où l'esprit de communauté et d'entraide triomphe des démons.

Un style de sculpture du Nord du Mozambique s'appelle "Ujaama", ce mot qui signifie "communauté", désigne aussi le mouvement des villages communautaires de Tanzanie, mis en place sous Nyerere : une figure patriarcale domine un agglomérat de corps solidaires, hommes, femmes, enfants s'enlacent, étroitement soudés, en un organisme unique, où chacun - à sa place dans sa lignée - est responsable de tous.

Nous retrouvons ce même esprit dans les fresques de Malangatana, particulièrement celle du Centre d'Etudes africaines, à l'université Eduardo Mondlane, Maputo. La gravure, la sérigraphie lui sont familières ainsi que la céramique et s'il est plus volontiers peintre que sculpteur, on lui doit aussi plusieurs bas-reliefs.

Devenue classique, l'œuvre de Malagantana est séminale. L'Afrique ne cultive pas l'individualisme et il est fréquent qu'un artiste influence d'autres et qu'un style, qu'une idée, se répercute, d'artiste en artiste, d'œuvre en œuvre, jusque dans l'art de rue. A moins que ce ne soit le contraire, les artistes gardant intacte leur d'inspiration populaire. Il arrive aussi que des artistes populaires, artisans anonymes d'un art exposé sur les marchés pour touristes, accèdent au statut d'artiste renommé. Si Malangatana fait école au point de se voir en quelque sorte multiplié à l'infini, et de "peser" quelque peu sur les nouvelles générations d'artistes qui voient le jour après l'indépendance, le maître n'a jamais cessé de renouveler son art en puisant dans les traditions de son peuple, tout en diversifiant ses techniques et évoluant en phase avec le devenir historique de son pays.

P. Deramaix

 

 

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Expatrie(e)s
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 09:33

 

Le Livre de l'intranquillité, édition intégrale

 

 

FERNANDO PESSOA

 

 

Voici une partie de texte de Fernando Pessoa, extraite de son œuvre

du Livre do Desassossego, c'est à dire, « Livre de l’Intranquilité » de Bernardo Soares.

C’est une peinture. Une aquarelle magnifique écrite par lui, une

esquisse du ciel de Lisbonne, dont la beauté paraît égaler la toile

du peintre « le plus artiste » dans son œuvre !

L’auteur portugais m’a toujours surprise. Il ne cesse jamais de m’étonner !

Rosario Duarte da Costa

Copyright

04/01/2011

 

“ E outros em quem poder não teve a morte”

Luís de Camões

 

Do Livro do Desassossego de Bernardo Soares

 

Sim , é o poente. Chego à foz da Rua da Alfândega, vagaroso e disperso, e, ao clarear-me o Terreiro do Paço, vejo nítido o sem

sol do céu ocidental. Esse céu é de um azul esverdeado para

cinzento branco, onde, do lado esquerdo, sobre os montes da outra margem, se agacha, amontoada, uma névoa acastanhada de côr de

rosa morto. Há uma grande paz que não tenho dispersa friamente

no ar outonal abstracto. Sofro de a não ter o prazer vago de supôr

que ela existe.

Mas, na realidade, não há paz nem falta de paz: céu apenas, céu de todas as côres que desmaiam-azul branco, verde ainda azulado, cinzento pálido entre verde e azul, vagos tons remotos de côres de nuvens que o não séao, amareladamente escurecidas de encarnado findo. E tudo isto é uma visão que se extingue no mesmo momento

em que é tida, um intervalo entre nada e nada, alado, posto alto, em tonalidades de céu e mágoa, prolixo e indefinido.

Sinto e esqueço. Uma saudade, que é a de toda a gente por tudo, invade-me como um ópio de ar frio. Há em mim um êxtase de ver, íntimo e postiço.

Rosario Duarte da Costa

Copyright

04/01/2011(over-blog)

 

www.citadelle.-fr.com

 

 Fernando  Antonio Nogueira  Pessoa

 

José Almada  Negreiro

Né le  13 juin 1888 à Lisbonne   -décédé le 30 novembre 1935 à Lisbonne 

Il  passe   son  enfance   en  Afrique  du  Sud   à Durban  où  son beau-père    a  été  nommé  consul  du Portugal. Il revient  définitivement à Lisbonne  en  1905.  Il  a  17  ans  et  il  est  bilingue. Son  expression  sera  cependant   pour   l'essentiel  portugaise  , cette  langue  dont il  revendique  toutes ses  racines .

Il  vit  avec  sa  mère  (jusqu'à  son  décès  en  1925)  et  le  couple  de  sa soeur  et  de son  beau-frère,   menant  une existence  obscure  d'employé de  bureau . On  le   peint  alors  sous les  traits   d'un  homme introverti,  idéaliste  et  anxieux  ...

 Pourtant le  8  mars  1914,  son moi-poète  éclate en autant d'hétéronymies antithétiques , construites et dissociées ,dans  ce  qu'il  appellera  son Jour  Triomphal. On peut douter du jaillissement brutal puisque ce jour  n'est relaté que 20 ans plus tard, mais il parait indiscutable que très tôt ses productions poétiques ont coexisté sous leurs différents "avatars" avec leurs attributs de style, ou philosophique ou idéologique .

 Les publications  de  son  vivant   sont rares ,  se limitant  à  sa participation  à des  revues  littéraires  et   à un  recueil  de  quelques poèmes  : "Message"

A noter  sa  publication  en  1917 de  "Ultimatum"   inspiré  du   manifeste  futuriste  de  l'  italien   Marinetti.

 A  sa  mort   27543 textes   sont  découverts  dans  une malle  dont  devait  surgir   cet  homme  aux  dimensions légendaires d'une existence  multipliée  ou plurielle.

Et  tout  de  suite il  faut  souligner  l'excellence de son  écriture   partout  et quelle  que  soit  la  forme   .

Hétéronymie  

« Les hétéronymes doivent être publiés par moi sous mon propre nom[…] Ils formeront une série intitulée Ficçoes do Interludio(1) […] »( Lettre à Gaspar Simoès 1932)

On  a  relevé et cité  des  dizaines  d'hétéronymes  mais   les  plus caractérisés aux  attributs   fixés  par  Pessoa  lui-même sont  au nombre  de cinq  ou six  .. sept ?

Pessoa  enfant  dialoguait  déjà  avec  le  fictif  Chevalier  de  Pas.

 Le   8  mars  1914 ,  surgit  dans une  sorte  de  transe  existentielle son  double  antithétique   Alberto  Careiro  le poète  paysan affecté  d'un  paganisme  antique  , nature  brute , qui   se  traduit  dans une  poésie   épurée  de  toutes figures  de   style ou  de  métaphores .

 Il  se  veut  "le   penseur  de  la  non-pensée ", l' observateur authentique  du  monde  , témoin  ou  photographe de  l'immédiat  :

Il ne  suffit  pas  d'ouvrir  la  fenêtre
 Pour  voir  les  champs  et la  rivière.
Il  n'est pas suffisant  de ne pas  être  aveugle
Pour  voir  les  arbres et  les  fleurs.
Il  faut  aussi  n'avoir  aucune  philosophie.
 Quand il  y a  philosophie, il  n'y a  pas  d'arbre:  il  y a  des idées  sans plus.
 Il n'y a  que  chacun  de  nous  à la manière  d'une  cave.
Il  n'y  a  qu'une  fenêtre  fermée, avec le  monde  entier  au-dehors;
Ainsi  qu'un  rêve  de  ce  qui  pourrait être  vu si  la  fenêtre  s'ouvrait,
Et  qui  n'est jamais   ce qui  est  vu  lorsque  s'ouvre la  fenêtre.

ou bien,

"Chaque  fois que je pense une  chose , je  la  trahis.
Ce  n'est  que  lorsque  je l'ai  devant  moi que  je  dois  penser  à elle.
En  ne pensant pas  mais  en  voyant,
 Pas  avec  la pensée , mais  avec  les  yeux 
[...]
Je regarde et  les  choses existent.
 Je  pense  et  j'existe moi seul. 

 

Alberto  Careiro  "meurt"  en  1915.

La  seconde Créature révélée  est  Ricardo   Reis stoïcien  épicurien , plus  complexe  à  la  poésie  plus savante , recherchée,  certains  disent  plus  maniérée. Le  recueil   Odes  éparses  est  une  poésie   cérébrale  et  sophistiquée.

Lente,  repose  l'onde laissée  par  la  marée.
Alourdie  s'abandonne. Tout   est  plus que  tranquille.
On  n'entend  plus  que ce qui vient  des  hommes.
Lors  croît la montée  de la  lune.
En cette  heure, Lydia,ou  Néaere ou  Cholé,
Chacune  de  vous m'est  une  étrangère, car  je m'incline
Sur le  seul  vain secret
Que  dit l'incertitude.  

 Il  est   "exilé  au  Brésil "  en  1919.

 

Le   troisième  Alvaro de  Campos  est  plus  turbulent  ,  le  plus anti-conformiste Il  se  dit  sensationniste :"Tout  art   est  la conversion  d'une  sensation ou  une  autre  sensation" 

Résolument  moderne il est  partisan  de  la vie à  l'extrême et    du  dérèglement  de tous les sens  .


Sous  le  nom  de  Bernardo  Suoarés qu'il désigne  comme  semi hétéronyme  il  écrit   Le  Livre  de l' Intranquillité 

 Ses  poèmes  en  anglais   sont  signés  de  Alexandre  Search chez qui   l'on  perçoit l'inquiétude  religieuse, le  désir  sexuel, les plaies  de  l'âme,  également le  complexe  de César ,  le  rêve  de  gloire  :Erostrate

 

Citons encore   Antonio  Mora  le  philosophe  et  Pessoa  mystique  ,gnostique imprégné de  d'occultisme  et  de  spiritisme  , illustration  de   ce sentiment portugais    intraduisible  la Saudade ,  sorte  de nostalgie- mélancolie  d'une  mémoire  collective  de la grandeur  nationale  qui   produit ce que  certains  considèrent   comme  son  chef- d'oeuvre   ou  son  testament :  Message

Une  clé  fournie  par  Pessoa  pour  lire  son  oeuvre :

"L'utilisation de  la  sensibilité se  fait   de trois façons

-Le  procédé  classique qui  consiste  à  éliminer  de la  sensation ou  de l'émotion tout  ce qui  s'y  trouve  de  véritablement  individuel, en n' extrayant  et  en  n'exposant que  ce qui  s'y  trouve  d'universel.

- Le  procédé  romantique qui  consiste  à  rendre la  sensation individuelle  si  nettement ou  si  vivacement qu'elle  en  est  acceptée  non  comme une chose intelligible mais  comme  une   chose  sensible pour le  lecteur le  visionneur ou l'auditeur.

- Le troisième procédé consiste à  donner  à  chaque  émotion ou sensation un  prolongement métaphysique ou rationnel en  sorte  que  ce qui  , en  elle , est  susceptible d'être intelligible obtienne de l'intelligibilité  grâce  au  prolongement  explicatif .

 

Dans   sa  note  sur   les  Hétéronymies Patrick  Quiller (1) cite   ces  exemples  indiqués  par le  poète à propos  des   sensations  qui  lui sont suggérées  par  la couleur  verte  :

 

" Il  est  une  couleur  qui  me  poursuit  et  que je  hais,
Il est une  couleur  qui  s'insinue loin dans ma peur.
Pourquoi donc les  couleurs ont-elles  le pouvoir
De  persister  dans notre  âme,
Telles  des  fantômes ?
 Il  est une  couleur qui me  poursuit  et  d'heure en heure
Sa couleur  change  en  la couleur  de mon  âme.

..............................................................

Ô  vert !  Ô horreur  du  vert !
 L'oppression angoisseuse  jusqu'à l'estomac,
La nausée  de  tout l'univers  dans la  gorge
Seulement  à  cause  du vert,
Seulement  parce  que le  vert  me  brouille  la vue,
Et  que la  lumière elle-même  est  verte, un éclair  arrêté  dans le  vert...

.................................................................

Je hais le  vert.
Le  vert  est la couleur  des  choses  jeunes
--Prairies,  espoirs, --
Le  vert  est le préavis  de la vieillesse,
Parce  que  toute  la jeunessse  est  le   préavis  de la vieillesse.

.........................................................................

Une  couleur  me  poursuit du  fond de ma mémoire,
Et  comme  si elle  était  une essence, me  soumet
A sa permanence.
Combien  un simple  rien  surajouté par la lumière
A la matière obscure  peut-il  me  remplir
De  dégoût pour le  vaste  monde.. ""

 

(1) Fernando  Pessoa ,  Oeuvres  poétiques,  nrf  Gallimard.

 

Sources :  

Fernando  Pessoa ,  Oeuvres  poétiques,  nrf  Gallimard. La  Pléiade

Fernando Pessoa:  "Le livre  de l'intranquillité de  Bernardo  Soares" Christian Bourgois  éditeur

Essentiels  d'Universalis : Fernando Pesoa par  Robert  Bréchon

Sites web :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fernando_Pessoa

http://www.bibliomonde.com/auteur/fernando-pessoa-525.html

http://schabrieres.wordpress.com/tag/fernando-pessoa/

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 09:43

Monte Olimpo

Auteur des Photos sur cette page: Marcos Alcantara "olhares.com"

 

Corrego

 

Acima da verdade estão os deuses.

Au dessous de la vérité sont les dieux.

 

Acima da verdade estão os deuses.

A nossa ciencia é uma falhada cópia

Da certeza com que eles

Sabem que há o Universo.

 

Tudo é tudo, e mais alto estão os deuses,

Não pertence à ciência conhecê-los,

Mas adorar devemos

Seus vultos como às flores.

 

Porque visíveis à nossa alta vista,

São tão reais como reais as flores

E no seu calmo Olimpo

São outra Natureza.

In: Odes de Ricardo Reis

de Fernando Pessoa

 

 

Au dessous de la vérité sont les dieux,

 

 

Au dessous de la vérité sont les dieux,

Notre science n’est qu’une copie échouée

De la certitude avec laquelle ils

Savent qu’il y a l’Univers.

 

Tout est tout, et plus haut il y a les dieux,

N’appartient pas à la science de les connaître,

Mais nous devons adorer

Leurs figures comme aux fleurs.

 

Parce que visibles à notre haute vue,

Ils sont si réels comme réelles sont les fleurs

Et dans son calme Olympe

Ils sont d’une autre Nature.

In: Odes de Ricardo Reis

de Fernando Pessoa

Traduction: Rosario Duarte da Costa

30/12/2010

 

Coração

 

Formiga

 

 

Garça

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 11:53

Photo: Maria do Rosário Pedreira

 

Maria do Rosário Pedreira poétesse portugaise est en autre, éditrice

et, elle nous parle de ce métier où elle a plongé depuis 1987 (moment

où elle a initié ce travail d'édition) avec amour. Mais, comme elle dit,

il s'est transformé depuis, pour le meilleur et pour le pire!

Ainsi, le monde restreint des éditeurs s'est élargi, l'aspect intelectuel

s'est ombragé au profit du management du gain à travers du

commerce dans tous les sens et, cette industrie culturelle lourde a un grand poids dans la culture nationale.

Si j'ai bien compris, Maria do Rosário Pedreira évoque l'aspect

artisanal du métier qui fait que l'édition est un "art", une prestation

d'échange, d'amour et de partage avec l'auteur!

Alors, parce que 'aime l'auteur et j'apprécie l'éditrice, je tiens à partager

avec vous ces 10 grammes de mots!

Rosario Duarte da Costa

15/12/2010

 

03
Dez 10
Por Maria do Rosário Pedreira, às 09:53 | comentar

Comecei a trabalhar na edição em 1987, quando o mundo dos livros era muito mais intelectual do que hoje e a capacidade de fazer negócio vendendo livros parecia até coisa secundária. Embora tenha havido aspectos positivos na grande transformação sofrida – a edição é hoje uma indústria cultural de grande peso para o País –, a verdade é que sinto que as editoras ainda estão de certo modo a viver do génio e das ideias dos editores que fizeram as grandes chancelas e se afastaram, foram afastados ou passaram de proprietários a assalariados de grandes grupos nacionais ou multinacionais (excepcionalmente, tornaram-se editores por conta própria e fazem uma preciosidade de vez em quando, mas pouco mais). Foi certamente a observá-los que aprendi quase tudo o que sei. Eles não se limitaram a importar sucessos do estrangeiro ou a convidar as meninas bonitas da televisão a escrever romances xaroposos: construíram colecções e linhas editoriais que ainda permanecem, recuperaram clássicos esquecidos, formaram gerações inteiras com as obras que deram à estampa, encomendaram livros a personalidades de indiscutível renome em várias áreas do conhecimento e trouxeram-nos autores que estão hoje entre os maiores da literatura mundial. E, porém, mesmo que alguns deles ainda trabalhem – e bem –, fico um pouco assustada quando vejo o tempo a passar e me rendo à evidência de que, daqui a dez anos, se calhar já não verei por aí o Zeferino Coelho, o Carlos Veiga Ferreira, a Maria da Piedade Ferreira, o Carlos Araújo, o Nélson de Matos... mesmo o Guilherme Valente, com o seu estranho feitio. Fico contente por poder viver com o Manel (Alberto Valente) – que, tenho a certeza, me ensinará ainda muito se, por hipótese, deixar a edição antes de mim –, mas ficarei muito mais só no mundo dos livros, pois quase todos os que hoje desempenham funções como editores são bastante mais novos do que eu e já começaram num tempo em que a edição era mais comercial e menos intelectual.

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 16 décembre 2010 4 16 /12 /Déc /2010 09:41

 

Image: www.art-objets.fr

 

 

A Minha amiga Rosa Leonor:

 

O espelho não apagou os laços que se sentaram no tempo da nossa juventude...

No percurso da vida, o relance dos instantes da vida trazem-nos fôlego para continuar ainda e ainda...

E quantas vezes ainda oiço o abrir da tua porta pela tua mãe, naquelas tardes aconchegadas às nossas almas?!

 

E quantas vezes esperei não desesperar em te encontrar, mesmo se fôr apenas um pequeno instante?

Quantas?!

Um grande abraço.

Rosario

 

Interminable

Le voyage de l’être au centre de soi même,

Chemin infini

Parcourir la vie dans une et autre vie

Infiniment

De l’atome du Cosmos,

Et toujours, dans le passage,

De ton utérus, Mère.

Voyage circulaire dans la matrice.

Interminable

Le voyage de l’être

Au centre de soi.

Chemin infini

Parcourir la vie au dedans de moi.

Rosa Leonor Pedro

in : Avant le Verbe c’était l’Utérus

Traduction : Rosario Duarte da Costa

 

um espelho de mim mesma..

Auteure: Ana Pereira "olhares.com"

 

 

Miroir, mon miroir,

Dis-moi s’il existe une femme au monde

Qui t’aime plus que moi…

Dis-moi s’il y a un miroir

Dans lequel je me vois dedans

Et que je sois complètement moi.

Qu’il me montre tout ce que j’ignore

Ou que j’ai oublié…

La vision de l’autre côté ou de mon fond,

Quelque chose qui me montre mon essence

La Mère Eternelle en moi…

 

Rosa Leonor  Pedro

in : Avant le Verbe c’était l’Utérus

Traduction : Rosario Duarte da Costa (over-blog)

 

Voici un message reçu de l'auteure Rosa Leonor. Je me permets de l'insérer ici, tellement j'ai eu le plaisir de le lire. RDC 

 

Rosário.

Acabei de visitar a tua página e apercebi-me que devias estar no facebook e penso

que és tu...este será certamente um meio mais facil de contactarmos...Eu a mim

diverte-me e irrita-me ao mesmo tempo mas faço publicidade aos livros e ao blogue

e justamente coloquei na minha página a tradução que fizeste dos meus poemas,

e também gostei do teu texto sobre Portugal e espanha...
Obrigada por te lembrares de mim à distância de todos estes anos e sem nos

termos voltado a ver...

um grande e terno abraço e bom natal caso não sejas uma utilizadora do face...
rosa leonor

 

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 14 décembre 2010 2 14 /12 /Déc /2010 09:37

 

 

Ficheiro:Jorge de Sena.jpg

Photo:www.wikipedia.org

 

Jorge de Sena

 

J’adore ce poème de Jorge de Sena. Il traite les problèmes de linguistique,

en particulier pour les enfants de ceux qui, pour des raisons de vie à l’étranger, voient leurs enfants parler la langue du pays où ils résident, en laissant la langue du pays d’origine (la leur ou de leurs parents), partir aux oubliettes !

Jorge de Sena fut un écrivain, un poète de grande clairvoyance. Et d’une immense  grandeur…

Rosario Duarte da Costa

Copyright

13/12/2010

 

                                    

 Noções de Linguística

 

Ouço os meus filhos a falar inglês

entre eles. Não os mais pequenos só

mas os maiores também e conversando

com os mais pequenos. Não nasceram cá,

todos cresceram tendo nos ouvidos

o português. Mas em inglês conversam,

não apenas serão americanos: dissolveram-se,

dissolvem-se num mar que não é deles.

Venham falar-me dos mistérios da poesia,

das tradições de ume linguagem, de uma raça,

daquilo que se não diz com menos que a experiência

de um povo e de uma língua. Bestas.

As línguas, que duram séculos e mesmo sobrevivem

esquecidas noutras, morrem todos os dias

na gaguez daqueles que as herdaram:

e são tão imortais que meia dúzia de anos

as suprime da boca dissolvida

ao peso de outra raça, outra cultura.

Tão metafísicas, tão intraduzíveis,

que se derretem assim, não nos altos céus,

mas na caca quotidiana de outras.

Jorge de Sena

Outubro 1970

 

article extrait de l'institut Camões

 
por Jorge Fazenda Lourenço
  Jorge de Sena - San Diego, 1972
   
 
Jorge de Sena - San Diego, 1972
   

Jorge de Sena nasceu em Lisboa, a 2 de Novembro de 1919, e faleceu em Santa Barbara, na Califórnia, a 4 de Junho de 1978. É hoje considerado um dos grandes poetas de língua portuguesa e uma das figuras centrais da cultura do nosso século XX.

A sua infância de filho único é marcada pelas expectativas que o pai, comandante da marinha mercante, alimenta para ele como futuro oficial da Armada, em confronto com a educação musical que a mãe procura proporcionar-lhe. Em Setembro de 1937 ingressa na Escola Naval como primeiro cadete do “Curso do Condestável”, mas vicissitudes diversas da viagem de instrução no navio-escola Sagres ditam a sua exclusão da Marinha em Março de 1938. Parte importante destas vicissitudes tem que ver com o endurecimento das normas que regem a instrução dos cadetes, em consonância com a fascização do Estado Novo por ocasião da Guerra Civil de Espanha. A passagem pela Armada no preciso momento da luta pela liberdade em Espanha constitui uma experiência traumática da sua adolescência que será matéria de diversos poemas e ficções, como “A Grã-Canária” e, no caso da Guerra Civil, Sinais de fogo. Jorge de Sena, que começara a escrever em 1936, estreando-se em 1942 com Perseguição, acaba por se licenciar em Engenharia Civil (1944) pela Universidade do Porto, trabalhando na Junta Autónoma de Estradas de 1948 a 1959, ano em que se exila no Brasil, receando as perseguições políticas resultantes de uma falhada tentativa de golpe de estado, a 11 de Março desse ano, em que está envolvido. A mudança para o Brasil permite-lhe uma reconversão profissional que vai ao encontro da sua vocação, dedicando-se ao ensino da literatura, acabando por se doutorar em Letras na Faculdade de Filosofia, Ciências e Letras de Araraquara (São Paulo), em 1964, obtendo também o diploma de Livre-Docência, para o que teve que naturalizar-se brasileiro (1963).

Os anos de Brasil (1959-65), os primeiros vividos, como adulto, em liberdade, são talvez o seu período mais criativo: completa a sequência de poemas sobre obras de arte visual, Metamorfoses (uma das obras que mais influência teve na poesia portuguesa), escreve os experimentais Quatro sonetos a Afrodite Anadiómena, as metamorfoses de Arte de música e a novela O físico prodigioso, inicia o romance Sinais de fogo, investiga e publica sobre Luís de Camões e o Maneirismo, trabalha na edição do Livro do Desassossego, de Fernando Pessoa, retoma a escrita para o teatro, etc. A alteração da situação democrática no Brasil, com o golpe militar de 1964, faz temer um regresso ao passado, quer em termos políticos quer em termos de dificuldades económicas, mas em 1965 surge a oportunidade de se mudar para os Estados Unidos, com Mécia de Sena e os seus agora nove filhos. Em Outubro desse ano passa a integrar o corpo docente da University of Wisconsin, Madison, onde é nomeado professor catedrático efectivo (1967), transitando, em 1970, para a University of California, Santa Barbara (UCSB). Durante a sua permanência na UCSB, até ao final da vida, ocupa os cargos de director do Departamento de Espanhol e Português e do Programa (interdepartamental) de Literatura Comparada. Foi ainda membro da Hispanic Society of America, da Modern Languages Association of America e da Renaissance Society of America.

A obra de Jorge de Sena, vasta e multifacetada, compreende mais de vinte colectâneas de poesia, uma tragédia em verso, uma dezena de peças em um acto, mais de trinta contos, uma novela e um romance, e cerca de quarenta volumes dedicados à crítica e ao ensaio (com destaque para os estudos sobre Camões e Pessoa, poetas com os quais a sua poesia estabelece um importante diálogo), à história e à teoria literária e cultural (os seus trabalhos sobre o Maneirismo foram pioneiros, tal como a sua história da literatura inglesa, e a sua visão comparatista e interdisciplinar das literaturas e das culturas foi extremamente fecunda), ao teatro, ao cinema e às artes plásticas, de Portugal, do Brasil, da Espanha, da Itália, da França, da Alemanha, da Inglaterra ou dos Estados Unidos, sem esquecer as traduções de poesia (duas antologias gerais, da Antiguidade Clássica aos Modernismos do século XX, num total de 225 poetas e 985 poemas, e antologias de Kavafis e Emily Dickinson, dois poetas que deu a conhecer em Portugal), as traduções de ficção (Faulkner, Hemingway, Graham Greene, entre 18 autores), de teatro (com destaque para Eugene O’Neill) e ensaio (Chestov).

A criação poética de Jorge de Sena foi desde cedo acompanhada por uma intensa actividade intelectual e cultural, como conferencista, como crítico de teatro e de literatura, em diversos jornais e revistas, como comentador de cinema, nas “Terças-feiras Clássicas” do Jardim Universitário de Belas-Artes, no cinema Tivoli, como director de publicações, com destaque para os Cadernos de Poesia, como coordenador editorial, na revista Mundo Literário, como consultor literário, na Edição “Livros do Brasil” Lisboa ou na Editora Agir (Rio de Janeiro), tendo sido ainda co-fundador de um grupo de teatro, “Os Companheiros do Páteo das Comédias”, em 1948, e colaborador, nesse mesmo ano, de António Pedro, no programa de teatro radiofónico Romance Policial (Rádio Clube Português, Lisboa), adaptando contos de Chesterton, Hammett, Maupassant, Poe e outros.

A intervenção do intelectual nos domínios da cultura ganha novos horizontes com a actividade de docente e investigador universitário no Brasil, onde reforça também a sua acção cívica como opositor ao Estado Novo. É co-fundador da Unidade Democrática Portuguesa, de cuja direcção se demite em 1961, e integra o conselho de redacção do jornal Portugal Democrático, até 1962, participando ainda em actividades do Centro Republicano Português, de São Paulo. Uma vez nos Estados Unidos, a actividade cultural de Jorge de Sena fica restringida aos círculos académicos e da emigração (no período californiano, desempenha um importante papel no esclarecimento das comunidades portuguesas sobre o 25 de Abril de 1974), apenas compensada por uma enorme e rica correspondência com outros escritores e intelectuais portugueses e brasileiros, e pelas suas viagens de trabalho à Europa e, em 1972, a Moçambique e Angola, falando de Camões, no IV Centenário de Os Lusíadas.

É com toda esta vasta experiência, longamente marcada pelo exílio, que Jorge de Sena vai construindo a sua obra. Daí que ele sempre tenha entendido a sua poesia (o seu teatro, a sua ficção) como uma forma de dar testemunho de si mesmo e das suas circunstâncias, sem com isso menosprezar, antes pelo contrário, o trabalho de organização estética das emoções e dos sentimentos, ancorados na observação, na meditação e na rememoração de uma experiência de mundo concreta, no plano individual e colectivo. E dessa experiência fazem parte as visões de mundo que as obras de arte (literária, visual, musical) vão cristalizando, codificando, no decurso da história humana, entendida esta como uma peregrinação secular. O que, por sua vez, faz dessas obras de arte (dessas metamorfoses) objecto de uma experiência poeticamente meditada. Assim, a poesia (a obra) de Jorge de Sena, em que a ética e a estética se confundem, e em que o lirismo se mescla com um forte pendor especulativo e narrativo, deve ser lida, nas suas palavras, como uma “meditação sobre o destino humano e sobre o próprio facto de criar linguagem”.

Como possível e breve introdução a Jorge de Sena, excluindo de antemão a crítica, a história e o ensaio, bem como poemas e contos individuais, proponho aqui sete títulos, exiguamente comentados: As evidências (1955), Metamorfoses (1963), Peregrinatio ad loca infecta (1969), O Indesejado (António, rei) (1951), Os Grão-Capitães (1976), O físico prodigioso (1977) e Sinais de fogo (1979).

As evidências, um “poema em vinte e um sonetos” escrito entre Fevereiro e Abril de 1954, é a sua primeira grande sequência, forma que favorece uma espécie de pressão associativa, permitindo a configuração de um enredo de temas e motivos, aqui de natureza ético-política e teológico-divina, que, sob um fundo de erotismo, cria a ilusão narrativa de um “novo génesis”, de um presente caótico que precede um novo advento dos deuses, deuses esses que restabeleceriam o reino da humana divindade. Tema este que está na base de obras como Metamorfoses, O físico prodigioso ou a sequência Sobre esta praia… Oito meditações à beira do Pacífico (1977), que é, de algum modo, a verificação da impossibilidade desse advento.

Metamorfoses, seguidas de Quatro sonetos a Afrodite Anadiómena (o título completo da colectânea), é também uma sequência de poemas, no caso motivada pela meditação sucessiva de objectos de arte visual (pintura, escultura, arquitectura), cuja ordenação, no volume, segue um critério cronológico dos referentes, assim se encenando um percurso épico da humanidade, mediado pela arte, pautado pela reflexão sobre a condição humana, a recusa da morte pela criação estética e a possibilidade de recuperação, em termos simbólicos, daquele “tudo / o que de deuses palpita e ressuscita em nós”, do poema “Artemidoro”.

O físico prodigioso – primeiro incluído em Novas andanças do demónio (1966) – é a possibilidade alegórica dessa humana divindade. A divisão simbólica em doze capítulos (seis de ascensão e seis de queda), a ficção medieval, a ambiguidade do nome (médico, corpo), o jogo de identidades entre as personagens (cavaleiro, diabo, Senhora, donzelas, frades), as alusões a mitos clássicos (Adónis, Bacantes) e ritos tradicionais, as referências cristológicas e pagãs, os códigos do amor cortês e do amor místico, tudo se congrega numa sagração do amor e da liberdade, da vida para além da morte, da redenção da condição humana nas metamorfoses de um corpo glorioso.

Peregrinatio ad loca infecta é considerado pelo poeta como um “esparso diário” dos seus exílios americanos, mas abrange também o lugar de exílio que lhe foi a pátria portuguesa. A obra está dividida em quatro blocos espacio-temporais que correspondem às quatro estações da sua peregrinação existencial: Portugal (1950-59), Brasil (1959-65), Estados Unidos da América (1965-69) e Notas de um Regresso à Europa (1968-69). Esta espiral dos tempos e espaços da biografia dá uma visão do modo como o eu biográfico possui uma historicidade que se constrói como errância e destino, como peregrinação pelos lugares inacabados ou imperfeitos do mundo que lhe foi dado viver.

A tragédia em verso O Indesejado é, a esta distância, uma premonição dessa errância e desse destino de mundo, da perspectiva de um reexame da identidade nacional, em ruptura declarada com o mito do sebastianismo, a que se sobrepõe a situação existencial de um exilado no interior do seu próprio país, quer no plano político da História (António, prior do Crato), quer no plano das condições políticas do momento de escrita da peça (1944-45). O poeta fala a propósito de “tragédias sobrepostas”, a menor das quais não terá sido aquele momento traumático da sua passagem pela marinha de guerra.

Este episódio biográfico, transposto parcialmente para o conto “A Grã-Canária”, de Os Grão-Capitães, recorda este entrelaçar entre a existência do poeta e a história pátria. Estes “contos cruéis”, diz Jorge de Sena, “devem ser lidos como crónica amarga e violenta dessa era de decomposição do mundo ocidental e desse tempo de uma tirania que castrava Portugal”. Nesta “sequência de contos”, é uma vez mais a matéria biográfica que serve de enquadramento ao testemunho duma época. A obra estrutura-se segundo uma cronologia das acções narrativas, de 1928 a 1958, localizadas no espaço, independentemente da ordem por que foram escritos (a exemplo de Metamorfoses e Arte de música), com excepção para o conto citado.

Nesta mesma linha de “co-responsabilidade do tempo e nossa” se situa o romance Sinais de fogo, parte de um ciclo romanesco que pretendia “cobrir, através das experiências de um narrador, a vida portuguesa desde 1936 a 1959”. Nesta narrativa, centrada no Verão de 1936, a eclosão da Guerra Civil de Espanha é o acontecimento que, como observou Mécia de Sena, catalisa “o despertar do protagonista para a realidade política e social, para o amor e até para o acto da criação poética”. Este romance de formação (ou Bildungsroman), seja qual for a relação entre o Jorge protagonista e o Jorge autor, é a obra-prima de um poeta que nos dá a ver o tempo e o modo de fazer-se um poeta.


Bibliografia de Jorge de Sena

Poesia

Perseguição (1942); Coroa da Terra (1946); Pedra Filosofal (1950); As Evidências (1955); Fidelidade (1958); Poesia-I (Perseguição, Coroa da Terra, Pedra Filosofal, As Evidências, e o inédito Post-Scriptum) (1961; 3.ª ed., 1988); Metamorfoses, seguidas de Quatro Sonetos a Afrodite Anadiómena (1963); Arte de Música (1968); Peregrinatio ad Loca Infecta (1969); 90 e Mais Quatro Poemas de Constantino Cavafy (1970; 3.ª ed., 2003); Poesia de 26 Séculos: De Arquíloco a Nietzsche (1971-72; 3.ª ed., 2001); Exorcismos (1972); Trinta Anos de Poesia (antologia, 1972; 2.ª ed., 1984); Camões Dirige-se aos Seus Contemporâneos e Outros Textos (1973); Conheço o Sal... e Outros Poemas (1974); Sobre Esta Praia... Oito Meditações à beira do Pacífico (1977); Poesia-II (Fidelidade, Metamorfoses, Arte de Música) (1978; 2.ª ed., 1988); Poesia-III (Peregrinatio ad Loca Infecta, Exorcismos, Camões Dirige-se aos Seus Contemporâneos, Conheço o Sal... e Outros Poemas, Sobre Esta Praia...) (1978; 2.ª ed., 1989); Poesia do Século XX: De Thomas Hardy a C. V. Cattaneo (1978; 3.ª ed., 2003); 40 Anos de Servidão (1979; 3.ª ed., 1989); 80 Poemas de Emily Dickinson (1979); Sequências (1980); Visão Perpétua (1982; 2.ª ed., 1989); Post-Scriptum-II (1985); Dedicácias (1999).

Teatro

O Indesejado (António, Rei) (1951; 3.ª ed., 1986); Amparo de Mãe e Mais 5 Peças em 1 Acto (1974); Mater Imperialis: Amparo de Mãe e Mais 5 Peças em 1 Acto seguido de um Apêndice (1990).

Ficção

Andanças do Demónio (1960); A Noite que Fora de Natal (1961); Novas Andanças do Demónio (1966); Os Grão-Capitães: Uma Sequência de Contos (1976; 5.ª ed., 1989); O Físico Prodigioso (1977; 8.ª ed., 2001); Antigas e Novas Andanças do Demónio (1978; 6.ª ed., 2000); Sinais de Fogo (1979; 9.ª ed., 2003); Génesis (1983; 2.ª ed., 1986); Monte Cativo e Outros Projectos de Ficção (1994).

Obras Críticas, de História Geral, Cultural ou Literária

Páginas de Doutrina Estética, de Fernando Pessoa (1946; 2.ª ed., [1964]); Florbela Espanca ou a Expressão do Feminino na Poesia Portuguesa (1947; ed. fac-similada, 1995); Líricas Portuguesas: 3ª Série (1958; 2.ª ed., rev. e aum., em 2 vols.: I, 1975; II, 1983; 3.ª ed. do vol. I, 1984); Da Poesia Portuguesa (1959); História da Literatura Inglesa, de A. C. Ward (1960); «O Poeta é um Fingidor» (1961); O Reino da Estupidez-I (1961; 3.ª ed., 1984); A Literatura Inglesa: Ensaio de Interpretação e de História (1963; 2.ª ed., 1989); Teixeira de Pascoaes: Poesia (1965; 3.ª ed., aum., como A Poesia de Teixeira de Pascoaes, 1982); Uma Canção de Camões (1966; 2.ª ed., 1984); Estudos de História e de Cultura (1967); Os Sonetos de Camões e o Soneto Quinhentista Peninsular (1969; 2.ª ed., 1981); A Estrutura de Os Lusíadas e Outros Estudos Camonianos e de Poesia Peninsular do Século XVI (1970; 2.ª ed., 1980); Dialécticas da Literatura (1973; 2.ª ed., rev. e aum.: Dialécticas Teóricas da Literatura, 1978); Maquiavel e Outros Estudos (1974; 2.ª ed.: Maquiavel, Marx e Outros Estudos, 1991); Francisco de la Torre e D. João de Almeida (1974); Poemas Ingleses, de Fernando Pessoa (1974; 4.ª ed., 1994); Régio, Casais, a presença e Outros Afins (1977); Dialécticas Aplicadas da Literatura (1978); O Reino da Estupidez-II (1978); Trinta Anos de Camões, 1948-1978 (Estudos Camonianos e Correlatos) (1980); Estudos de Literatura Portuguesa-I (1982; 2.ª ed., aum., 1999); Fernando Pessoa & Cª Heterónima (Estudos Coligidos 1940-1978) (1982; 2.ª ed., 1984); Estudos sobre o Vocabulário de Os Lusíadas: Com Notas sobre o Humanismo e o Exoterismo de Camões (1982); Inglaterra Revisitada (Duas Palestras e Seis Cartas de Londres) (1986); Sobre o Romance (Ingleses, Norte-Americanos e Outros) (1986); Estudos de Literatura Portuguesa-II (1988); Estudos de Literatura Portuguesa-III (1988); Estudos de Cultura e Literatura Brasileira (1988); Sobre Cinema (1988); Do Teatro em Portugal (1989); Amor e Outros Verbetes (1992); O Dogma da Trindade Poética (Rimbaud) e Outros Ensaios (1994); Diários (2004); Sobre Literatura e Cultura Britânicas (2005); Poesia e Cultura (2005). No prelo: Sobre Teoria e Crítica Literária; Textos de Intervenção Política; Entrevistas e Inquéritos.

Correspondência

Jorge de Sena / Guilherme de Castilho (1981); Mécia de Sena / Jorge de Sena: Isto Tudo Que Nos Rodeia (Cartas de Amor) (1982); Jorge de Sena / José Régio (1986); Jorge de Sena / Vergílio Ferreira (1987) Cartas a Taborda de Vasconcelos: Correspondência Arquivada (1987); Eduardo Lourenço / Jorge de Sena (1991); Jorge de Sena / Edith Sitwell (1994); Dante Moreira Leite / Jorge de Sena: Registros de uma convivência intelectual (1996).

Antologias (selecção)

Poesia de Jorge de Sena, de Fátima Freitas Morna (1985); Antologia Poética de Jorge de Sena, de Jorge Fazenda Lourenço (1999); A Arte de Jorge de Sena: Uma Antologia, de Jorge Fazenda Lourenço (2004).


 Algumas obras sobre Jorge de Sena

Studies on Jorge de Sena, org. Frederick G. Williams e Harvey L. Sharrer (1981); Estudos sobre Jorge de Sena, org. Eugénio Lisboa (1984); Jorge de Sena (n.º esp. Quaderni portoghesi), org. Luciana Stegagno Picchio (1983); A Poet’s Way with Music: Humanism in Jorge de Sena’s Poetry, de Francisco Cota Fagundes (1988); Homenagem a Jorge de Sena (n.º esp. Nova Renascença), org. José Augusto Seabra (1989); O Corpo e os Signos: Ensaios sobre O Físico Prodigioso, de Jorge de Sena, coord. Maria Alzira Seixo (1990); In the Beginning There Was Jorge de Sena’s Genesis: The Birth of a Writer, de Francisco Cota Fagundes (1991); Jorge de Sena: O Homem que Sempre Foi (Colóquio Internacional sobre Jorge de Sena, Universidade de Massachusetts, em Amherst, 1988), org. Francisco Cota Fagundes e José N. Ornelas (1992); Jorge de Sena: Una teoría del testimonio poético (n.º esp. Anthropos), coord. Antonio Sanchez-Romeralo (1993); Evocação de Jorge de Sena (n.º esp. Boletim do SEPESP), org. Gilda Santos (1995); O Físico Prodigioso, a novela poética de Jorge de Sena, de Orlando Nunes de Amorim (1996); A Poesia de Jorge de Sena: Testemunho, Metamorfose, Peregrinação, de Jorge Fazenda Lourenço (1998); Jorge de Sena: Uma Ideia de Teatro (1938-71), de Eugénia Vasques (1998); Metamorfoses do Amor: Estudos sobre a Ficção Breve de Jorge de Sena, de Francisco Cota Fagundes (1999); Jorge de Sena em Rotas Entrecruzadas, org. Gilda Santos (1999); Fenomenologia do Discurso Poético. Ensaio sobre Jorge de Sena, de Luís Adriano Carlos (1999); «Para emergir nascemos»: Estudos em Rememoração de Jorge de Sena, org. Francisco Cota Fagundes e Paula Gândara (2000); Jorge de Sena Vinte Anos Depois (O Colóquio de Lisboa, 1998) (2001); O Brilho dos Sinais. Estudos sobre Jorge de Sena, de Jorge Fazenda Lourenço (2001); Jorge de Sena: Uma Leitura da Tradição, de Ana Maria Gottardi (2002); Tudo Isto Que Nos Rodeia: An International Colloquium, org. Francisco Cota Fagundes e Paula Gândara (2003); A Correspondência de Jorge de Sena: Um Outro Espaço da Sua Escrita, de José Francisco Costa (2003); As Metamorfoses do Corpo e a Problematização da Identidade em O Físico Prodigioso, de Jorge de Sena, e Orlando, de Virginia Woolf, de Orlanda de Azevedo (2003).

Bibliografias

Índices da Poesia de Jorge de Sena (por Primeiros Versos, Título, Data e Nomes Citados), de Mécia de Sena (1990); Uma Bibliografia sobre Jorge de Sena, de Jorge Fazenda Lourenço (1991); Uma Bibliografia Cronológica de Jorge de Sena (1939-1994), de Jorge Fazenda Lourenço e Frederick G. Williams, com Mécia de Sena (1994); «Bibliografia sobre Jorge de Sena (1942-1997)», de Jorge Fazenda Lourenço (Boletim do Centro de Estudos Portugueses Jorge de Sena, Araraquara, n.º 13, 1998).

 
 
Adolfo Coelho
Alexandre Herculano
Almeida Garrett
Antero de Quental
António Nobre
Basílio Teles
Eça de Queirós
Gomes Leal
Jaime Batalha Reis
Lopes de Mendonça
Moniz Barreto
Oliveira Martins
Pinheiro Chagas
Rafael Bordalo Pinheiro
Rebello da Silva
Teófilo Braga
 
 
Abel Salazar
Adérito Sedas Nunes
Adolfo Casais Monteiro
Agostinho da Silva
Alexandre O'Neill
António Gedeão
Aquilino Ribeiro
Augusto Abelaira
Bento de Jesus Caraça
Bernardo Marques
Borges de Macedo
Carlos Ramos
David Mourão-Ferreira
Eugénio de Andrade
Fernando Gil
Fernando Lopes-Graça
Fernando Pessoa
Fidelino de Figueiredo
Florbela Espanca
Guilhermina Suggia
Helena Vaz da Silva
Hernâni Cidade
Irene Lisboa
Jacinto do Prado Coelho
Jaime Cortesão
João Gaspar Simões
Joaquim de Carvalho
Jorge de Sena
Jorge Peixinho
José Augusto Seabra
José Cardoso Pires
José Gomes Ferreira
José Rodrigues Miguéis
Leonardo Coimbra
Lindley Cintra
Luís Albuquerque
Luís de Freitas Branco
Manuel Antunes
Manuel Viegas Guerreiro
Maria Archer
Maria de Lourdes Belchior
Maria Lamas
Mário Botas
Mário Eloy
Mário Sottomayor Cardia
Miguel Torga
Orlando Ribeiro
Paulo Quintela
Raul Brandão
Raul Proença
Sílvio Lima
Sophia de Mello Breyner Andresen
Teixeira de Pascoaes
Vergílio Ferreira
Viana da Mota
Vieira da Silva
Vieira de Almeida
Vitorino Magalhães Godinho

 

© Instituto Camões, 2003-2006

 

 




Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Les Grands Poètes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 décembre 2010 4 09 /12 /Déc /2010 09:38

outono -locarno -swiss

Auteur des Photos sur cette page: Zimeira "olhares.com"

 

casa no outono-sion-swiss

O Teatro do Ser!

                                                                         

A realidade

Sempre é mais os menos

Do que nós queremos.

 

Pouco os Deuse nos dão, e o pouco é falso.

Porém, se o dão, falso que seja, a dádiva

É verdadeiro. Aceito.

Cerro os olhos: é bastante

Que mais quero?

Fernando Pessoa

In: Le théâtre de l’être.

                     

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

Le Théâtre de l’être

                                              

 

La réalité

Est toujours plus ou moins

Que ce que nous voulons.

 

Les dieux nous offrent peu, et même ce peu est faux.

Cependant, s’ils le donnent, tout faux qu’il soit, c’est un don

         Un vrai don. J’accepte,

         Je ferme les yeux : C’est assez

Que vouloir de plus ?

Fernando Pessoa

In: Le théâtre de l’être.

               Traduit par : RosarioDuarte da Costa

 

Rosario Duarte da Costa

Copyright

09/12/2010

 

reflexos 2 -illes sion-swiss

 

LAGO-SION b&w

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 10:43

 

 

 

 

Carta a José Saramago!

Lettre à José Saramago!

 

Olha lá José, como é que foi esse partir inesperado deixando-nos aqui sózinhos a  soluçar?!

Fôs-te para algum lado onde, certamente que nos estarás a ver, aqui nesta terra onde o mundo se decompõe em pedaços de puzzle cujas

peças se perdem por todos os cantos.

E ninguém vê. E ninguém diz nada. Só a Pilar anda por aí, seguindo

o teu combate, onde algumas pessoas ocorrem para a ouvir. E, mais

nada. Mais nada!

Fui hoje à página da tua Fundação. Havia lá qualquer coisa sobre os Direitos do Homem e do Cidadão. Muito bem. É preciso falar-se dos direitos de cada um, em cada dia, porque o avanço que tivémos no

nosso país estão a voltar para trás. Por exemplo: o direito ao trabalho,

à sobrevivência; a participação dos cidadãos nos actos essenciais da sociedade. Ou ainda, os direitos da criança e dos velhos, também os

dos deficientes se encontram em causa de muitos erros consecutivos

nas últimas décadas que conduzem hoje a ações financeiras drásticas

devido às exigêncies do BCE e do FMI!

Durante quarenta anos tivémos Salazar. Durante quase quarenta

anos veio uma suposta democracia que acaba por morder o povo

- como o Salazar nos mordeu! Então, Portugal vai desabando entre

terra e mar. Com um Presidente que se move como as areias em dias de muito vento. Mas que não resolve nada. Nada!

E o Governo?! O Governo lá vai falando da sua vidinha, dos seus arranjozitos, das suas ideias, acabando por remar para a maré, como

todos os outros! Vai na levada da UE, do FMI, do Mundo!

Ai José, se cá estivésses terias que gritar uma vez mais, como o lobo

uiva nas florestas –caso o não tenham já morto-!

Assim vai o nosso mundo. Portugal não está “Levantado do chão”,

está a ser enterrado no mundo.

Até à próxima, José.

 

PS: Film: José et Pilar!

 

Rosario Duarte da Costa

Copyright

06/12/2010

www.josesaramago.org

José Saramago
1922-2010

"Mas não subiu para as estrelas,
se à terra pertencia"

Memorial do Convento

fjs

José Saramago repousará no Campo das Cebolas, após remodelação no local, em frente à Casa dos Bicos, sede da Fundação José Saramago, à sombra de uma oliveira centenária que será transplantada da sua aldeia natal, Azinhaga, para Lisboa.
A frase do "Memorial do Convento" estará inscrita em pedra de Pero Pinheiro. Um banco de jardim possibilitará que os seus amigos leiam fragmentos da sua obra ou observem a paisagem que o Escritor teria da sua janela.

José Saramago está em Lisboa, nos seus livros, mas, sobretudo, nos nossos corações.

A Fundação

Entrar na página

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 décembre 2010 6 04 /12 /Déc /2010 13:36

 

  image: http://musique.jeanlalonde.ca

 

Un peu de Blues! Um pedaço de Blues !

 

Il y a des jours où, nous avons besoin d’un peu de Blues!

De faire une pause dans cette vie folle, entourée de belles choses

mais aussi de trop de violences !

Il y a des fois où, nous devrons reprendre souvenance, puis aller

vers d’autres temps en quête d’identité individuelle et/ou collective.

J’ai eu envie (sans avoir de raison particulière), d’entendre des mots

de blues ! Je pris par hasard un livre à couverture rouge orangé et,

« Coração em Africa » traduction Cœur en Afrique  m’attendait.

L’auteur fut un humaniste. L’écrivain résidait en Europe mais son

cœur était en Afrique !

Françisco José Tenreiro écrit plusieurs ouvrages poétiques. Le « Fragment de Blues » s’installe dans son poème telle une morne

- comme celles d’aujourd’hui chantées par Cesária Evora-, dans les

belles îles du Cap-Vert. Ecrit en 1943, il est une force, une espérance  dans le désarroi des nègres, semble même être une nouvelle conquête

de la négritude sur les blancs.

S’il parle des noirs de son pays, c’est pour mieux joindre tous ceux qui

Harlem ou ailleurs- représentaient le symbole global de la

négritude !

Pour bien entendre ces mots, j’ai imaginé une musique douce (comme celles de l’Afrique portugaise) et, j’ai dit les mots lentement au son de

la musique. Car, chaque poète quand il écrit c’est pour être lu. Mais, le poème a besoin de souffle, de voix, pour que les syllabes et les mots s’envolent à leur rythme, avec leur cadence !

J’étais presque à Harlem, ou en Afrique du Sud, au temps où, les

noirs ne valaient pas une seule pépite de chocolat, pour ne pas parler de « pépite d’or » puisqu’ils n’avaient pas accès !

Voilà. Je vous laisse ce beau poème.

Rosario Duarte da Costa

Copyright

02/12/2010

 

 

Fragmento de Blues

à Langston Hughes

                               

Vem até mim

nesta noite de vendaval na Europa

pela voz solitária de um trompette

toda a melancolia das noutes de Georgia:

                   oh! mamie oh! mamie

                   embala o teu menino

                   oh! mamie oh! mamie

                   olha o mundo roubando o teu menino.

 

Vem até mim

ao caír da tristeza no meu coração

a tua voz de negrinha doce

quebrando-se ao som grave dum piano

                   tocando em Harlém:

                   - Oh! King Joe

                       King Joe

                   Loe Louis bateu Buddy Baer

                   e Harlem abriu-se num sorriso branco

Nestas noites de vendaval na Europe

Count Basie toca para mim

e ritmos negros da América

encharcam meu coração;

                   - ah! ritmos negros da América

encharcam meu coração!

 

E se ainda fico triste

Langston Hughes e Countee Cullen

                   Vêm até mim

Cantando o poema do novo dia

                   - ai! Os negros não morrem

                   Nem nunca morrerão!

 

...logo com eles quero cantar

logo com eles quero lutar

                   - ai os negros não morrem

                   nem nunca morrerão!

Coração em Africa de Françisco José Tenreiro

1943

Lisboa

Publ. em o « Vértice » (Coimbra)-Page 106

 

Par Rosario Duarte da Costa - Publié dans : Auteurs Lusophones... - Communauté : Caligrafias Poéticas!
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Syndication

  • Flux RSS des articles

Pages

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Images Aléatoires

Derniers Commentaires

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés