Crise...crise... et crise!
Crise, crise...e crise!
Il y a des mois et des mois que l’on parle de crise: économique,
financière, systémique, sociale et même, culturelle…
Sans oublier la crise de «l’euro », la Grèce est entre « rester » ou
«sortir de l’euro » !
Alors les temps sont difficiles. D’un côté on crie à « l’austérité »,
de l’autre on préférerait «la relance » !
Parmi les deuxièmes, il y a François Hollande nouveau Président
de la République Française. Dans les premiers, nous avons la
Grèce, l’Espagne et le Portugal qui, avec la Troika et l’Allemagne
prônent l’austérité !
Et, plus personne ne comprend rien à rien !
Alors, demain soir « mercredi 23/05 », il y aura une réunion à ce
sujet à Bruxelles, pour étudier la croissance et les moyens à mettre
en œuvre pour y parvenir.
On appellerait peut-être au secours de la croissance ce que l’on
appelle les « projets bonds », c'est-à-dire des chantiers à travers
des emprunts de l’UE.
On ne peut pas savoir se cela serait suffisant mais, ce que je vois,
c’est qu’avec le changement de gouvernement la France tente
d’avancer mais, déjà, ont peut voir que les impôts augmentent
d’un degré à tous les niveaux de la pyramide, que le pouvoir
d’achat se réduit et, que certainement dans les semaines à venir
nous aurons des nouvelles mesures qui tomberont.
Alors, la crise sera-t-elle finie demain ?!
Rosario Duarte da Costa
Copyright
22/05/2012
www.rtbf.be
Espagne: des milliers de manifestants contre les coupes dans l'éducation
Plusieurs milliers de professeurs, parents, étudiants et écoliers ont défilé mardi à Barcelone, comme dans d'autres
villes d'Espagne, dans le cadre d'une journée nationale de grève contre les coupes dans l'éducation.
Ils étaient quelque 3000 à Barcelone, selon la police, et plus de 18 000 selon les syndicats d'enseignants et associations de défense de
l'éducation publique qui organisaient la manifestation.
En tête de cortège, des enfants de six ans brandissaient une pancarte colorée tandis que d'autres agitaient des panneaux où était écrit :
"contre les coupes dans l'éducation", "couper c'est voler".
"Education publique de qualité!", "Non à la privatisation", criaient aussi les manifestants dont certains étaient venus en
famille tandis que des enseignants arboraient des chemises jaunes sur lesquelles était écrit "SOS éducation publique".
"Il se s'agit pas seulement des professeurs et des élèves. Cela nous touche tous. J'ai travaillé jusqu'ici comme concierge, ce qui m'a permis
d'envoyer ma fille à l'université. Mais est-ce que ses enfants vont pouvoir étudier ?", s'interrogeait Rogelia Fortuna, une retraitée de 65 ans.
"Nous sommes tous obligés de descendre dans la rue et crier pour réclamer une éducation et une santé de qualité, comme on a eu jusqu'à
maintenant", dit aussi Joanna Marti Virgili, étudiante en philosophie de 29 ans.
Au total, 7,5 millions d'élèves et étudiants, ainsi que 1,5 million d'enseignants étaient appelés à la grève dans tout le pays, selon les
organisateurs.
L'Espagne s'est engagée à réduire à 5,3% du PIB son déficit public en 2012, après avoir revu à la hausse celui de 2011 à 8,9%.
AFP
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Manifestation contre l'austérité à Barcelone, le 22 mai 2012
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Croissance: il y a un accord sur les "project bonds", pas sur les "eurobonds"
Pour tenter de relancer la croissance en Europe, certains ont mis sur la table deux outils, les "eurobonds" et les "project bonds", qui ont en
commun d'être des emprunts mutualisés mais dont les finalités et l'ampleur divergent. Et si les project bonds n'effrayent plus vraiment personne, Berlin reste allergique à la mutuellisation
pure et simple de la dette.
C'est une vieille idée des partisans d'une Europe plus fédérale: les Etats membres de la zone euro lanceraient des emprunts communs sur les
marchés, en émettant des "euro-obligations", afin de se protéger mutuellement des attaques spéculatives et de mutualiser leurs dettes publiques. Cet outil, régulièrement relancé par la
Commission européenne, permettrait aux pays les plus fragiles de la zone euro, qui doivent actuellement verser des primes de risque très fortes pour emprunter, de bénéficier des taux d'intérêt
très faibles dont jouissent les Etats les plus solides. En effet, ces "eurobonds", selon leur nom anglais (un "bond" est une obligation), pourraient être garantis solidairement par tous les
pays de l'Union monétaire.
Du coup, ils afficheraient un taux d'intérêt correspondant à une moyenne des taux de chaque Etat émetteur pondérés par leur poids économique.
Autant dire que l'Italie et l'Espagne, qui empruntent actuellement autour de 5,5%-6% sur dix ans, bénéficieraient de l'attractivité de l'Allemagne, qui emprunte à 1,4% grâce à sa note "AAA",
mais aussi de la France (2,8%). Les euro-obligations permettraient aux Etats de refinancer leur dette, c'est-à-dire à combler leur déficit et rembourser leurs créanciers.
Les "project bonds", c'est autre chose
Certains les appellent les "bébés eurobonds": il s'agirait aussi d'emprunts lancés en commun par plusieurs pays européens. Mais leur but serait de
financer des grands projets d'infrastructures continentaux. Face à l'emprunt et donc à cette nouvelle dette, il y aurait un actif, l'investissement réalisé. La Commission européenne a déjà fait
des propositions pour financer 15 à 20 projets pilotes par de tels emprunts, avec un soutien de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui pourrait les garantir.
Ces projets pilotes porteraient essentiellement sur la création d'infrastructures de transport ou d'échanges de données, visant à mieux assurer
l'interconnexion des Etats membres. La Commission les avait déjà listés en
2011.
A la veille du sommet européen informel sur la croissance, les représentants du Parlement européen et du conseil des ministres sont d'ailleurs
tombés d'accord à Strasbourg sur le lancement d'un projet pilote d'obligations européennes pour le financement de projets d'infrastructures jugés cruciaux pour l'économie européenne.
Cet accord politique, qui devrait être définitivement approuvé d'ici juillet prochain, permettra à l'Union européenne de mobiliser 230 millions
d'euros non-utilisés dans son budget pour encourager les capitaux privés -les fonds de pension notamment- à investir dans différents projets concrets dans le domaine des transports, de
l'énergie ou des technologies de l'information.
"Deux cent trente millions d'euros, ce n'est pas beaucoup", a reconnu le rapporteur pour le Parlement, le social-démocrate suédois Göran
Färm. "Mais il y aura un effet démultiplicateur très important", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse dans la capitale alsacienne.
Selon la Commission, celui-ci sera de l'ordre de 15 à 20, ce qui devrait permettre au total d'attirer quelque 4,5 milliards d'euros
rapidement.
La France et l'Italie veulent les deux, l'Allemagne ne veut pas des eurobonds
Le nouveau président François Hollande a "mis sur la table" à la fois les "project bonds", pour la croissance, et les "eurobonds", pour freiner la
spéculation contre les Etats affaiblis. Le président du Conseil italien Mario Monti soutient également les deux outils. L'Allemagne, elle, rejette ostensiblement les "eurobonds". L'Allemagne
estime bénéficier de taux d'intérêt au plus bas historique grâce à ses efforts de rigueur et ne veut pas les "partager" avec des pays moins disciplinés. En outre, ces obligations lui
reviendraient plus cher que ses emprunts actuels.
A Berlin, on part du principe que la France place la barre très haut afin d'obtenir au moins gain de cause sur les "project bonds", tandis qu'à
Paris, on souligne que l'Allemagne semble ouverte à un compromis sur ce dernier point. Mais certains responsables européens n'excluent pas que Berlin ouvre la porte, in fine, à la création de
véritables "eurobonds", à un horizon plus ou moins lointain.
Pourtant, les dernières déclarations allemandes ne laissent pas planer beaucoup d'espoirs: un responsable gouvernemental a clairement précisé que
les eurobonds ne faisaient "pas partie des instruments susceptibles de résoudre la crise de la dette", précisant que cette position était fixée et ne varierait pas d'ici le sommet de
juin.
T.N. avec agences
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